Passe D

Aleksandr Golovin, l’étoile russe de Sibérie

Demain à 17 h, la Russie va inaugurer son Mondial. Va-t-elle bien entrer dans sa compétition, en ayant « mystérieusement » l’avantage de rencontrer au premier match l’Arabie Saoudite, soit une équipe censée être l’une des plus faibles ? Vladimir Poutine ayant fait tant d’efforts pour que la fête soit belle, ce serait une bonne idée de ne pas la gâcher. Pour cela, il faudra qu’une talentueuse étoile russe brille de mile feux. Aleksandr Golovin, 22 ans, est celle-ci, et il serait bien inspiré de suivre le modèle de ses aînés Andreï Archavine, somptueux à l’Euro 2008, et Alan Dzagoev, révélation de l’Euro 2012.

Swag : 50/100

Vice : 20/100

Note artistique : 70/100

Note “FIFA 18 World Cup” : 79/100

 

Très jeune leader technique du CSKA Moscou, Golovin est attendu comme le Messi de son pays pour la Coupe du Monde, où il doit confirmer ce qu’il laisse entrevoir dans le championnat national. Aux côtés des autres bons joueurs du CSKA, Alan Dzagoev et Fedor Smolov, le Sibérien va tenter de sublimer une sélection loin d’être favorite de son Mondial… ni même de sa propre poule (battle avec l’Uruguay et l’Égypte).

 

Aleksandr Golovin sait ce qu’il lui reste à faire, mais il ne doit pas en être très angoissé. Le numéro 17 Rouge et blanc est (déjà) habitué à la pression. En effet, en 2015, l’Italien Fabio Capello convoque pour la première fois chez les A le Russe de 19 ans… alors qu’il n’avait jamais été titulaire en club ! Et qu’il comptait seulement sept petits bouts de match en équipe première. Mais le milieu de terrain a tout de suite rassuré la Mère Patrie sur ses capacités, notamment techniques. Dorénavant, il s’agit de conjurer le mauvais sort qui accompagne les talents précoces. Et qui est double pour lui.

D’une part, s’éviter une trajectoire à la Theo Walcott, ancien poulain du globe-trotter Capello, passé par la Russie mais aussi par l’Angleterre. Rappelons qu’à 29 ans, l’attaquant d’Everton ne sera pas du voyage en Russie, alors qu’il avait été sélectionné au Mondial 2006 à 17 ans, sans avoir joué en Premier League. Une ascension précoce qui rappelle forcément celle du natif de Kaltan. D’autre part, avoir le même nom de famille que Tatiana Golovin, joueuse de tennis française d’origine russe qui a stoppé sa carrière à 21 ans sur blessure, n’encourage pas à l’optimisme.

Jusqu’ici, Aleksandr Golovin a toujours répondu présent quand on a fait appel à lui, en étant bon en sélection dès ses toutes premières apparitions (il en compte 15). Ainsi qu’avec le CSKA Moscou, duquel il est devenu une pièce maîtresse.

 

Avant de peut-être rejoindre la pouponnière monégasque, les expérimentés Turinois ou les pounds de la Premier League –l’ASM, la Juve, Chelsea, MU… le suivent de près–, l’artiste va devoir s’illuminer… mais plus longtemps qu’une simple étoile filante.

 

 

© Кирилл Венедиктов – YouTube RK27. – Twitter foetball 247 – Instagram albertgfx