T’as forcément vu passer ces noms sur TikTok ou dans la presse people : Ozempic, Wegovy, Mounjaro. Ces injections qui font perdre 15-20 kg « sans effort » sont devenues le secret le moins bien gardé d’Hollywood. Mais ce que tu sais peut-être pas, c’est que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) les surveille désormais de très près. Et dans le foot, ça pourrait tout changer.
Le poids dans le foot : un tabou vieux comme le ballon rond
On va pas se mentir : le foot a toujours eu un rapport compliqué avec les kilos. Entre les joueurs qui débarquent en surpoids après les vacances et ceux qui explosent physiquement après leur retraite, les exemples sont légion.
Ceux qui ont pris cher après la retraite
La liste est longue, et parfois cruelle :
- Ronaldo (le vrai, le Brésilien) : traînait déjà des kilos en trop à son arrivée au Milan en 2007. Il a fini par avouer souffrir d’hypothyroïdie. Sa transformation post-carrière lui a même valu une téléréalité dédiée à sa perte de poids.
- Adriano : l’Empereur a vu sa carrière imploser en même temps que son poids explosait. À 30 ans, il frôlait les 105 kg. La dépression, l’alcool, les excès… Un gâchis monumental.
- Maradona : le Pibe de Oro n’a jamais fait dans la demi-mesure. Obésité, problèmes cardiaques, hépatite… Son corps a payé cash ses années d’excès.
Et ceux qui ont retourné le game
À l’inverse, certains ont transformé leur corps de manière spectaculaire :
- Fernando Torres : l’ex-gringalet de l’Atlético est devenu un véritable titan. Depuis sa retraite en 2019, El Niño s’est métamorphosé en machine de musculation. Le mec possède même sa propre chaîne de salles de sport.
- Zidane : toujours aussi sec qu’à ses 25 ans. La classe jusqu’au bout.
Mais entre ceux qui sombrent et ceux qui s’en sortent, il y a une nouvelle variable dans l’équation : les médicaments GLP-1.
Ozempic & Wegovy : c’est quoi exactement ?
Pour faire simple : ce sont des injections hebdomadaires (ou quotidiennes pour certains) qui coupent la faim. Littéralement. Tu manges moins sans t’en rendre compte, et tu perds 15-20% de ton poids en un an.
Développés initialement pour les diabétiques, ces médicaments sont devenus le nouveau Graal de la minceur chez les stars, les influenceurs… et potentiellement les sportifs.
Les chiffres font rêver :
- Wegovy : -15 à 17% du poids corporel en moyenne
- Mounjaro : jusqu’à -22% (le plus puissant)
- Ozempic : -10 à 15% (même molécule que Wegovy, dosage plus faible)
Pour un mec de 100 kg, on parle de perdre 15 à 22 kg. Sans régime draconien. Sans se tuer à la salle.
Pour tout comprendre sur ces traitements (prix, effets secondaires, risques), SlimBot a publié un guide complet ultra-détaillé qui décortique tout.
Pourquoi l’AMA s’en mêle
Depuis 2024, l’Agence Mondiale Antidopage a placé le sémaglutide (Ozempic/Wegovy) sur sa liste de surveillance. En 2026, le tirzépatide (Mounjaro) rejoint le programme.
Ça veut dire quoi concrètement ? Les labos antidopage vont traquer ces molécules dans les échantillons des athlètes. Pas pour les sanctionner (pour l’instant), mais pour voir si y’a des patterns d’abus.
Le problème du rapport poids/puissance
Olivier Rabin, directeur scientifique de l’AMA, a été clair :
« Si vous pouvez améliorer votre rapport poids-puissance, vous allez en tirer un bénéfice en cyclisme, en course à pied, et possiblement en natation aussi. »
Et dans le foot ? Un milieu de terrain qui perd 8 kg tout en gardant sa puissance, c’est un avantage compétitif énorme. Plus de vitesse, plus d’endurance, moins de blessures articulaires.
Les critères pour être banni
Pour qu’une substance soit interdite par l’AMA, elle doit cocher au moins 2 critères sur 3 :
- Améliore les performances sportives
- Présente un risque pour la santé de l’athlète
- Viole l’esprit du sport
Aujourd’hui, Ozempic n’est pas interdit. Mais la surveillance est là. Et si les données montrent un usage massif chez les sportifs, la donne pourrait changer.
Le gros problème : la fonte musculaire
Voilà le hic. Ces médicaments font perdre du poids, mais pas que du gras. Une partie significative de la perte vient de la masse musculaire.
Pour un sportif de haut niveau, c’est potentiellement catastrophique :
- Perte de puissance explosive
- Risque accru de blessures (les muscles protègent les articulations)
- Récupération plus longue
C’est d’ailleurs pour ça que certains combinent ces injections avec des stéroïdes anabolisants – pour contrer la perte musculaire. Une pratique dangereuse qui commence à émerger dans les salles de sport et, potentiellement, dans les vestiaires.
Et les ex-footballeurs dans tout ça ?
C’est peut-être là que ces médicaments pourraient avoir le plus de sens (et le moins de controverses).
Un ancien pro qui a raccroché les crampons fait face à un défi brutal : son corps était calibré pour brûler 4000-5000 calories par jour. Du jour au lendemain, il passe à 2000. Mais les habitudes alimentaires, elles, restent.
L’Institut Montsouris a même créé un programme spécifique pour les anciens sportifs pros. Parce que les chiffres sont flippants : 18 à 20% des ex-athlètes développent des troubles du comportement alimentaire. Contre 5-10% dans la population générale.
Pour ces profils, Wegovy ou Mounjaro pourraient être une solution. Mais à quel prix ? 250 à 400€ par mois, non remboursés. Et surtout : 70% du poids perdu est repris dans l’année si on arrête le traitement sans avoir changé ses habitudes.
La vraie question : raccourci ou solution ?
Ces médicaments sont une avancée médicale indéniable pour les personnes en situation d’obésité sévère. Mais dans le monde du sport, ils posent des questions éthiques majeures :
- Est-ce du dopage ? Techniquement non. Éthiquement… le débat est ouvert.
- Est-ce dangereux ? Les effets secondaires existent (nausées, risques de pancréatite, perte musculaire).
- Est-ce durable ? Non, si tu changes pas ton alimentation en parallèle.
Parce qu’au final, que tu sois footballeur pro, ex-joueur en reconversion ou simple passionné du ballon rond, la constante reste la même : ton assiette détermine ton poids sur le long terme.
Le mot de la fin
Ozempic et Wegovy vont probablement continuer à faire parler dans le monde du sport. L’AMA surveille, les labos innovent (des pilules arrivent en 2026), et les tentations seront de plus en plus grandes.
Mais ces injections ne remplaceront jamais les fondamentaux : une alimentation maîtrisée, un suivi rigoureux, et des habitudes qui tiennent sur la durée.
Si le sujet t’intéresse, je te conseille vraiment de lire le guide complet sur Wegovy, Ozempic et Mounjaro publié par SlimBot. C’est la ressource la plus complète en français sur le sujet : prix, remboursements, effets secondaires, risques de reprise de poids, nouveaux traitements 2026… Tout y est.
Parce qu’avant de se piquer, vaut mieux savoir exactement dans quoi on met les pieds.