maillot fc nantes

Un maillot, une histoire : les Canaris entre crashs et envolées

D’ordinaire relativement conservatrice, l’institution nantaise, qui souffle ses 75 bougies, fait peau neuve. Avec parcimonie… « Step by step », les Canaris refont leur nid. Fatigués de picorer les places de deuxième partie de tableau, sur le chemin de la rédemption, les volatiles reprennent de la hauteur, retrouvent leur plumage d’antan et s’apprêtent même à migrer vers une nouvelle enceinte, le YelloPark. Parfois, l’histoire se raconte en chansons, d’autres fois, en maillots. Voici donc une sélection d’anecdotes qui permettent de contextualiser ce « nouveau look, pour une nouvelle vie ».

 

D’Henri Michel à Claudio Ranieri, légendes et espoirs du FC Nantes

 

1976/1977, simple comme Michel

Selon la légende de La Jonelière, Dieu dit « que la lumière soit », et Henri Michel fut. Un monument, un deuxième après le Mont Saint-Michel. On peut être dithyrambique, à son égard… Meneur reculé et avancé, sur et hors du terrain, inspiré et inspirant, le natif d’Aix-en-Provence était un peu tout, capable de concilier l’inverse et son contraire. Maître artificier, chef d’orchestre, cuisinier du jeu à la nantaise, pompier de service par la suite en tant que sélectionneur, Mich-Mich était l’alpha et l’oméga de l’ère Europe 1. Sur les épaules, un maillot aussi simple, épuré et caractéristique que le style de jeu adopté par l’idole de toute une génération. Alors, n’en déplaise à Canto, Henri Michel était tout sauf « un sac à merde », exactement comme ce maillot d’anthologie de l’édition 76/77, opus du deuxième sacre national pour le club de Loire-Atlantique.

 

1994/1995, à placarder sur tous les murs de France et de Navarre

Design minimaliste, alternance de couleurs légèrement psychédélique, autant dire que Diadora semble avoir fait l’impasse sur la portée esthétique de la collection 94-95. Un écart pardonné par le génie artistique qui s’est retranscrit sur les terrains cette saison- là grâce au brio d’un quatuor qui n’avait rien à envier aux Galactiques, MSN, BBC et consort. Sous la houlette de Coco Suaudeau, fidèle au jeu à la nantaise, le FCNA de Loko, Ouédec, Pedros et N’Doram écrase presque toute concurrence sur son passage. Virevoltants, fascinants de facilité, époustouflants de verticalité, ces quatre larrons ont laissé une empreinte indélébile sur le football français, à l’image de cette action à apprendre dans toutes les écoles –et pas uniquement de foot. D’ailleurs, Bernard (Lama), si tu nous lis, ne regarde pas cette vidéo !

 

1997/1998, le maillot sauvé par Landreau

À défaut d’être créatif, Adidas reste fidèle à la stratégie « rayée » de Diadora, et le maillot continue de piquer les yeux. Plus inquiétant, les prestations des Canaris sont du même acabit ; avec 4 points après 9 journées, la maison jaune n’a toujours pas connu la victoire et pointe à la 18e place. Un début de saison chaotique avant qu’un certain Mickaël Landreau, 17 ans et des brouettes, n’endosse le costume de Zorro. Le 2 octobre 1996, sous la pression de Furiani, le jeune portier aligné pour la première fois par Jean-Claude Suaudeau plie, mais ne rompt pas, et stoppe même un pénalty. Une première convaincante, et les Nantais se transforment en phénix : le club enchaîne sur une incroyable série d’invincibilité (30 matchs) pour terminer à la 3e place. Une remontée historique pour un gardien héroïque, pas encore bachelier. Pour le maillot, on repassera plus tard !

 

2006/2007, la Synergie ne fonctionne plus

L’ère Synergie se trouve au creux de la vague, et malgré un design travaillé par Airness, la magie nantaise n’est plus. Un maillot à la page, distingué sans être trop sophistiqué, mais lâché par les joueurs. Barthez, dans les buts, n’y peut rien, et ce n’est pas en arrosant la pelouse de ses larmes que Da Rocha inversera la vapeur. « Pleure, tu pisseras moins, mais ne gagneras pas plus » serait un proverbe approprié… Il est tard, trop tard pour rattraper les fissures d’un vase morcelé. Après 44 saisons consécutives passées dans l’élite, Nantes, qui s’était sauvé par un trou de souris l’année précédente, est finalement relégué dès la 36e journée. Avec, en point d’orgue, un clap de fin dramatique dans les ultimes instants de la 37e journée contre Toulouse. Affligée par la copie proposée, la Beaujoire éclate. La tribune Loire, rapidement imitée par l’ensemble du stade, envahit le terrain pour « saluer » à sa manière les 11 intermittents du spectacle. Pas de rappel. Cuits-cuits, les Canaris qui retrouveront leur mayonnaise en L2.

 

2017/2018, la patte moderne d’Umbro pour des ailes retrouvées

maillot umbro nantes 17-18
Maillot Umbro Nantes 17/18 – Lien vers la boutique du FC Nantes

Si le club retrouve de l’allant depuis deux saisons, force est de constater que son maillot lui emboîte le pas. Une montée en puissance entamée par Sergio Conceiçao, confirmée par le Mister et renforcée par Umbro, qui se joint à l’embellie en proposant une tenue dans l’air du temps, soignée et fidèle à l’ADN du club. Le retour à un design traditionnel et sans fioriture –et surtout sans rayures–, complété d’un col rond, confère à la tunique, parfaitement ajustée, un esthétisme aussi éblouissant que les projections offensives des hommes de Claudio Ranieri. En somme, un modèle moderne judicieusement pensé pour célébrer les 75 ans du club, en promo à 49 euros !

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place des supporters dans club

« La moitié des clubs anglais n’a plus besoin des spectateurs pour engendrer des profits. » Vous qui allez au stade régulièrement, il va falloir vous y faire : vous n’êtes plus essentiels au fonctionnement des clubs de foot. Si ce n’est pour avoir des tribunes pleines qui rendent bien dans la petite lucarne. Le fan serait-il donc devenu inutile ?

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