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Chris Waddle, pastis, génie et nuque longue

L’époque était bien différente. On ne parlait pas marketing ou réseaux sociaux. Pourtant Chris Waddle était une rockstar, une vraie. Un joueur parti de rien pour arriver au sommet et accompagner l’Olympique de Marseille dans ses plus belles années. C’est l’histoire improbable d’un Anglais au pays du pastis.

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Quand Newcastle vient le récupérer pour le lancer en pro, en 1980, Chris a 20 ans et passe le temps dans une usine de saucisses et de tourtes à la viande. Une première virée dans le monde des grands qu’il ne rate pas, avec 170 matchs et 46 buts. Cinq ans plus tard, il quitte le nord de l’Angleterre pour Londres et Tottenham. Contexte différent, mais même réussite, 42 buts en 173 matchs.

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C’est donc un joueur accompli qui débarque sur la Canebière en 1989, contre un chèque de 45 millions de francs, signé par Tapie. Malgré sa petite notoriété outre-Manche, le milieu offensif arrive en France dans un relatif anonymat. En large surpoids, pataud, ses premières prestations font craindre le pire aux supporters olympiens. Peu habitué au soleil méridional, Waddle est en souffrance : « Une écrevisse. Sa peau était rouge vif, brûlée », se souvient, moqueur, Gaëtan Huard, le portier de l’OM d’alors. Pourtant, quelques mois et une forme retrouvée plus tard, il fait vite changer d’avis les sceptiques.

L’homme était un phénomène. Un dribbleur de talent, doté d’une personnalité extravagante. Technique et imaginatif sur le terrain, le Brit possède un humour aussi affûté que ses passements de jambes. Amateur de grimaces et de bons mots devant les caméras, il profite de la vie hors du terrain avec une joie contagieuse, appréciée de tous.

Au cours de sa première saison, il se fait définitivement adopter par les Marseillais en inscrivant un but face au PSG, à la suite d’un mouvement de génie (contrôle poitrine, sombrero, talonnade !). La légende « Magic Chris » est née.

 

Mais Waddle, c’était aussi une gueule. Une coupe de cheveux improbable, entre nuque longue et queue de cheval. Son mulet fait fureur dans les salons de coiffure, où tous les minots cherchent à ressembler à l’idole du Vélodrome.

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Adulé par le peuple olympien, il est au cœur d’un trio magique, avec Papin et Abedi Pelé, symbole d’une équipe que rien ne semble alors arrêter. Sauf Belgrade en finale de C1. Et Monaco en Coupe de France…

 

Après trois saisons, trois titres consécutifs (90/91/92) et 27 buts en 140 matchs, l’Anglais est pourtant gentiment poussé dehors par Nanard. Les cœurs phocéens sont déchirés de voir partir celui qui, aujourd’hui encore, est souvent considéré comme le meilleur joueur de l’histoire de l’OM.

 

À 30 ans passés, il retourne donc au pays, à Sheffield. Un pays rancunier de son tir au but raté avec la sélection, en demi-finale de la Coupe du monde 1990. Et où sa popularité n’égalera jamais le statut qu’il avait dans le sud de la France (malgré 62 capes et 6 buts). Il termine sa carrière en passant par de petits clubs anglais, jouant jusqu’à 42 ans.

On peut désormais l’entendre à la radio ou sur les plateaux télé. Hélas (ou pas), la célèbre coupe de cheveux n’a pas survécu.

 

Instant nostalgie, avec le meilleur de Waddle à l’OM :

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