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Domagoj Vida, Croatie : la “vida loca”

Opposée au pays hôte, ce samedi, en 1/4, la sélection croate compte dans ses rangs l’un de nos footeux préférés du Mondial. Après s’être reposé lors du dernier match de poule gagné contre l’Islande (2-1), Domagoj Vida a retrouvé sa place en défense centrale, au côté de Dejan Lovren, lors du 1/8e « victorieux » contre le Danemark. Un duo de poètes que l’on va évoquer surtout en s’attardant sur le moins connu des deux, qui s’épanouit à l’année dans la chaude ambiance du Besiktas Istanbul, avec son charmant binôme Pepe…

 

Swag : 10/100

Vice : 70/100

Note artistique : 30/100

Note “FIFA 18 World Cup” : 78/100

 

Le club turc, que Vida a rejoint en janvier 2018, correspond ainsi parfaitement au caractère combatif du samouraï croate. Le golgoth de 29 ans est certes plus petit qu’il n’en a l’air (il ne mesure « que » 1,84 m), ce qui ne l’empêche pas de ressembler à un Jaroslav Plasil spartiate tout droit sorti du film 300. Ses faits d’armes, entre bagarres, (petite) beuverie et mare de sang, le confirment.

 

Dans le club de son village natal, le NK Osijek, Domagoj Vida impressionne précocement. Il passe pro à 17 ans, puis devient le capitaine de l’équipe avant ses 21 printemps. Il est vrai qu’il semble plus facile de suivre un guerrier pour aller batailler sur le terrain. Et en dehors aussi, apparemment… À la sortie du mariage d’un ami, le footballeur, probablement déçu de ne pas avoir vu le lancer de bouquet, va balancer quelques patates dans la tronche de jeunes du coin avec deux, trois comparses. En somme, Domagoj Vida est une sorte de Vinnie « Bullet Tooth » Jones (voire Joey Barton) balkanique, ultra-engagé aussi bien sur le pré que dans le quotidien « civil ». Et avec la gueule de l’emploi, malgré des choix capillaires… étonnants.

 

Pour preuve, côté pelouse, son match de Ligue Europa contre les Young Boys de Berne, en octobre 2017. Alors capitaine du Dynamo Kiev, Vida s’éclate littéralement la tête contre le milieu camerounais Moumi Ngamaleu. Moins effrayé que ses adversaires ou l’arbitre à la vue du sang, il retourne au turbin pour essayer de finir la rencontre, un bandeau sur le crâne. Son coach sera finalement obligé de le sortir, le pansement blanc étant progressivement devenu rouge, tout comme son maillot, abondamment maculé. Peut-être une référence à la tunique de la Croatie.

S’il a des qualités de leader certaines, le joueur n’a pas toujours été aussi sérieux. En 2013, alors qu’il porte les couleurs du Dinamo Zagreb, après une pige ratée au Bayer Leverkusen, le défenseur central s’ouvre une bière dans le car amenant l’équipe disputer un match de Coupe de Croatie. Peinard. Le tout sous le nez de son entraîneur, Ante Cacic, qui le fait descendre manu militari du bus (prends-en de la graine, Raymond Domenech !) et lui inflige une sacrée amende. Un coup de pied aux fesses salutaire tant Domagoj Vida s’est ensuite rendu indispensable à son club, puis aux suivants (Dynamo Kiev, Besiktas) et, le plus important actuellement, à sa sélection. De quoi probablement rendre son père, ex-attaquant du championnat national n’ayant pu percer au niveau supérieur, très fier de lui. Un bon p’tit gars, finalement.

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© Fanny Schertzer – Instagram cantaujoel, transfer_direktoru – Twitter BTSpurt_