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Jean-Michel Aulas, padre et sniper 2.0 du foot français

Quel est le point commun entre Donald Trump et Jean-Michel Aulas ? Ils souffrent tous les deux de twittite aiguë. Une maladie commune qui pousse la personne atteinte à se jeter sur son clavier pour balancer des scuds impulsifs sur Twitter sans jamais se relire. Quiconque est sur le réseau social au pioupiou bleu a dû voir passer les punchlines en 140 –maintenant 280 caractères, quelle idée !– de papy Aulas. Voire en a fait les frais.

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Cela en choquera peut-être plus d’un, mais non, Jean-Michel Aulas n’est pas qu’un avatar sur Twitter, c’est aussi et surtout le président de l’Olympique Lyonnais. Un grand club français à l’histoire riche et au passé glorieux.

Président de club de foot, ce n’était pas la vocation originelle de JMA, lui qui à 21 ans revend sa première société. Oui, Aulas est d’abord un businessman, et pas des moins brillants. Il fallait bien cela pour sortir l’OL des tréfonds de la deuxième division et en faire une équipe au rayonnement national. Un exploit dû à sa vision avant-gardiste de la gestion d’un club basée sur la diversification et le progrès technologique. Après tout, le dirigeant est un homme de l’informatique.

 

Mais c’est aujourd’hui Jean-Michel Aulas le personnage médiatique qui intrigue le plus. Il n’a d’ailleurs pas attendu Twitter pour se faire remarquer. Fraîchement instauré président, il se faisait déjà entendre sur l’arbitrage. Une des premières victimes de ses sorties en forme de tacle à la gorge fut Luis Fernandez, à la sortie d’un match contre Cannes –où Fernandez jouait– en 1990 : « Je trouve que Fernandel arbitre de mieux en mieux. »

En 1996, à quelques jours de la finale de la Coupe de la Ligue entre l’OL et Metz, il déclare face caméra que si Lyon perd, il démissionnera de ses fonctions de manière irrévocable. Une défaite aux tirs au but plus tard, assailli par les journalistes, il nie avec aplomb : « Je n’ai jamais dit qu’en cas de défaite je quitterais l’Olympique Lyonnais. »

Omniprésent, il l’a été dès le début, que ce soit dans les tribunes, dans les zones mixtes, les vestiaires des arbitres, les institutions nationales et même dans les assemblées de la mairie. Ainsi s’est construite son aura dans le paysage du football français, qu’on retrouve encore à l’heure actuelle. Cette ubiquité a aussi fait naître beaucoup de méfiance chez les autres dirigeants de club, ainsi que chez les supporters des équipes adverses. Méfiance certes, mais également un certain fantasme sur l’étendu de son pouvoir.

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« Penalty pour Lyon ! » Vous l’avez déjà entendu, peut-être même l’avez-vous déjà dit en rigolant (à moitié). La croyance populaire, en France, d’un OL qui serait avantagé par l’arbitrage est à imputer en grande partie à son président. Sans tomber dans des accusations complotistes de corruption, il ne fait nul doute que la propension de JMA à « gueuler » sur l’arbitrage induit des conséquences en faveur de son club. Sa présence pour le moins envahissante engendre une pression que ressentent tous les arbitres amenés à diriger des matchs de Lyon. L’Équipe rapportait dans son édition du 20 décembre 2016 les propos d’Éric Castellani, ancien arbitre assistant : « Quand je formais des assistants, le nom d’Aulas faisait peur. Il sait le pouvoir de nuisance qu’il peut avoir et il en joue. » Rien de bien illégal donc, mais de la fourberie calculée. Comme tout bon homme d’affaires aux dents longues.

 

Quand QSI débarque comme un ouragan dans le foot français, JMA, fidèle à lui-même, aiguise ses flèches. Un coup il se révolte contre l’élitisme tueur de concurrence, un autre il dénonce un favoritisme dans l’arbitrage. Le tout sans jamais se démonter face à ses contradictions. Car Aulas est un dur à cuire. Quand un twittos lyonnais lui reproche sa politique de formation des jeunes, il s’enflamme…

Quand un Stéphanois le charrie, il lance un tacle assassin…

Tout le monde y passe, les supporters, les entraîneurs, les présidents, les arbitres, la LFP, Jean-Michel n’épargne personne mais toujours dans un unique but : défendre l’institution, son institution.

On ne saura probablement jamais vraiment quelle est la part de troll et celle d’intime conviction dans les mots que prononce ou tweete frénétiquement le grand patron de Lyon. Toujours est-il que, admiré ou haï, agaçant, de mauvaise foi, rapide sur la gâchette, envahissant, filou, inconvenant… Jean-Michel Aulas a été la meilleure chose qui pouvait arriver à l’Olympique Lyonnais. Là-dessus, une fois n’est pas coutume, il met tout le monde d’accord.

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