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João Pinto, un volcan sous la crinière d’or

Membre de la génération dorée portugaise, João Pinto était la pointe de l’équipe où brillaient Rui Costa et Luis Figo. Victime de l’émergence de Pauleta au début des années 2000, son tempérament de feu finira de le griller au niveau international. Familier des coups bas/de sang, le « Menino de Ouro » (gamin en or) aura connu une carrière en deçà des espoirs placés en lui. Itinéraire de ce numéro 9 né trop tôt.

Le BG à l’écarteur nasal le plus célèbre du Portugal

 

Récupéré très tôt par Boavista en échange de quelques ballons et d’une reconnaissance éternelle (la fameuse), João Manuel Vieira Pinto éblouit en sélection de jeunes (vainqueur de la Coupe du monde U20 en 1989 et 1991). Transféré dès 1990, soit un an seulement après son arrivée à Boavista, il débarque à l’Atlético de Madrid auréolé d’une belle réputation. Après une petite année à squatter les terrains de la réserve, il se fait une raison. Retour à la case départ. Une saison plus tard, rebelote. Direction, cette fois, l’ogre portugais, le grand Benfica.

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Sous les couleurs des Aigles, le buteur de poche (1,71 m) brille, mais se trouve souvent esseulé, en manque de partenaires de talent pour donner la pleine mesure du sien. En conflit avec son club, c’est en tant que joueur libre qu’il participe à l’Euro 2000. Avec Figo, Rui Costa, Nuno Gomes, le Portugal sort le grand jeu mais bute sur la France en demi-finale.

 

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Attaquant fin et racé, Joao Pinto débarque au Sporting cet été-là, à 29 ans. Élu meilleur joueur portugais en 2002, il est également du voyage en Corée du Sud. Victime de l’explosion de Pauleta et frustré que les choses tournent au vinaigre pour la Seleçao, João Pinto pète les plombs face au pays hôte. Lors du dernier match de poule, le Portugal, en ballotage favorable, n’a besoin que d’un point face à la Corée du Sud pour assurer la qualif. Mais en se faisant expulser, le Portuan participe activement au naufrage. Fâché, JP8 n’en reste pas là et s’en prend physiquement à l’arbitre argentin. Un coup de poing dans le ventre qui lui vaudra une suspension de 4 mois. Défaite 1-0, retour à la maison.

 

À plus de 30 ans, victime de son caractère bouillant, João Pinto ne retrouvera jamais le maillot national (81 sélections pour 23 buts tout de même). Au crépuscule de sa carrière, sous le feu des projecteurs, il fait les gros titres de la presse people pour sa vie sentimentale. En couple avec la mère de ses deux premiers enfants, il divorce et officialise sa relation avec une starlette compatriote, Marisa Cruz.

Après un retour à Boavista, en 2004, pendant deux ans, suivi de deux dernières saisons à Braga, João Pinto prend une retraite bien méritée. On ne reverra plus sur le terrain ce joueur si élégant, fin techniquement, mais excessivement sanguin, truqueur et bagarreur (son meilleur ennemi était d’ailleurs son coéquipier en sélection, Paulinho Santos, icône du FC Porto, grand rival honni). Sa retraite, en 2008, marque également la fin de cette génération dorée portugaise, qui n’aura, hélas, jamais connu la gloire qui lui était promise.

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