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La question de la semaine : Depay a-t-il prouvé qu’il n’avait pas le niveau du top 5 ?

Cette semaine vous avez encore été très nombreux à voter pour la question de la semaine. Il faut croire que le sort de Depay vous intéresse. Alors pour vous voici notre analyse.

« J’aimerais être transféré dans un grand club cet été. Lyon est un grand club, mais pas l’un des cinq meilleurs d’Europe. »

Le Néerlandais a été plutôt absent de la rencontre de Ligue des Champions face au Barça (0-0), mardi soir. Pourtant, après ses déclarations récentes, il avait tout intérêt à assumer sur le terrain. Léo Dubois, Anthony Lopes et Jason Denayer, entre autres, ont été meilleurs que lui côté lyonnais et ils n’ont pourtant évoqué aucune envie de « top 5 européen », eux.

En l’absence de Nabil Fekir, suspendu – il avait notamment pris un jaune mérité après son « I récupe the ball » à la télévision anglaise -, Memphis Depay était le facteur X de l’OL contre les Catalans, au Groupama Stadium. Joueur technique, costaud physiquement et expérimenté, notamment du fait de sa position importante dans la prometteuse sélection hollandaise, et de son passage à Manchester United, le joueur de 24 ans était idéalement placé pour faire mal à un adversaire prestigieux. Contrairement, par exemple, à Martin Terrier, qui vient lui de Strasbourg… et qui a pourtant touché la barre de Marc-André Ter Stegen, mardi.
Positionné en neuf et demi, juste en dessous de Moussa Dembélé, dans une sorte de 4-4-2 – vu qu’il a fait peu d’efforts défensifs, ce n’était pas réellement un 4-2-3-1 -, Memphis Depay a pourtant été plus impressionnant dans son freestyle de rap devant la Tour Eiffel que face au Barça. Absent des débats, à contretemps dans le jeu, il a de surcroît mal géré les coups de pieds arrêtés rhodaniens, et hormis une jolie passe en profondeur pour Moussa Dembélé, en deuxième mi-temps, on peine à se rappeler ce qu’il a fait de bien offensivement durant une rencontre où, à sa décharge, son équipe a surtout défendu et subi, en particulier en seconde période.

Mais quand même : il aurait dû en être autrement, non ? Quand, fin janvier, on annonce dans la presse de son pays que l’on désire jouer dans « un grand club », un « top 5 européen » comme « le Real Madrid, le FC Barcelone, Chelsea, Manchester City, le Paris Saint-Germain ou le Bayern Munich » – euh… le PSG, top 5 ?-, on doit le prouver sur le terrain et être le meilleur de son équipe quand l’adversité devient sérieuse. Si Memphis Depay se débrouille correctement en L1 cette saison – 5 buts et 8 passes décisives en 25 rencontres -, voire bien contre des gros – buteur face à la France avec les Pays-Bas en novembre 2018, trois passes décisives en deux matchs contre Manchester City cette saison -, il devrait prouver, une bonne fois pour toute, que son passage raté à Manchester United était une erreur de parcours, voire de jeunesse. Un match face au Barça apparaissait idéal dans cette optique : leader d’une équipe jeune et peu expérimentée, il aurait dû entraîner les autres dans son sillage.
Intermittent du spectacle en championnat, où les matchs contre les petits ne le passionnent pas tant que ça – comme ses coéquipiers, d’ailleurs -, Memphis Depay apparaît autant suffisant sur le terrain qu’en dehors, où il peut sortir des énormités laissant entrevoir un melon pas possible : il a affirmé il y a un an qu’il ne lui manquait « rien », sauf la constance « peut-être », pour être « le meilleur ». Il s’est même comparé à Cristiano Ronaldo, en affirmant que le Portugais avait commencé à être décisif à chaque match à 24 ans, son âge à l’époque. Un an plus tard, à 25 ans, force est de constater que Memphis Depay est plus inconstant que décisif.

Mais, étonnamment, c’est bien son melon qui peut le faire se ressaisir : sûrement conscient qu’il n’a pas été à son zénith mardi soir, Memphis Depay, toujours très sûr de lui, pourrait foutre la misère à Gérard Piqué et Clément Lenglet au match retour, au Camp Nou, rien que pour prouver qu’il est un joueur d’un bien meilleur niveau que ce qu’il a produit le match d’avant. Et pourquoi pas, même meilleur que les offensifs du Barça : la rencontre ratée de Luis Suarez peut rassurer le Hollandais sur sa capacité à faire mieux, tout autant que l’absence d’intelligence de jeu d’Ousmane Dembélé, qui a foiré un sacré nombre d’occaz’ en ne sachant pas s’il fallait tirer du pied gauche ou du droit. Dans un Barça comme celui de mardi, qui a frappé 25 fois au but d’Anthony Lopes sans inscrire un but – un record pour le club espagnol ! -, oui, même l’inconstant Memphis Depay aurait sa place. Il n’y a bien que l’indispensable Lionel Messi, capitaine et meneur de jeu, qui était à huit cent coudées au-dessus du numéro 11 lyonnais.
Pour le match retour, avec Nabil Fekir en plus dans le onze de départ, tout l’OL espère un Memphis Depay en mode « top 5 européen » pour créer un authentique exploit au Camp Nou et se qualifier pour les quarts. Pour que les Barcelonais puissent se dire avec regret, à la fin du match : on s’est retrouvés sur la route de Memphis…

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