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Sardar Azmoun, l’Iranien qui perce

Jeune (23 ans), grand (1,86 m), mince (72 kg), regard perçant et soyeuse chevelure de jais, Sardar Azmoun est l’atout numéro un de l’Iran durant cette Coupe du monde. Voire le seul. L’attaquant, qui évolue « à domicile » pendant ce mois de juin (on oublie juillet à dessein, bien que les Iraniens soient en tête du groupe B après leur victoire inaugurale contre le Maroc), a à cœur de confirmer les bonnes impressions qu’il laisse dans le championnat russe avec le maillot du Rubin Kazan. Et avant cela, du FC Rostov. Et avant cela, du Rubin Kazan, déjà. Ce soir, à 20 h, il va tenter de profiter de la désorientation de Sergio Ramos et Gerard Piqué, orphelins de leur ex-sélectionneur Julen Lopetegui, pour mettre un pion. Ou deux si possible. Car il faut dire que dans les grands matchs, le Perse crève l’écran.

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Swag : 50/100

Vice : 20/100

Note artistique : 60/100

Note “FIFA 18 World Cup” : 79/100

 

Plus jeune Iranien à avoir disputé un match de coupe d’Europe, lorsqu’il avait 18 ans, Sardar Azmoun réussit habituellement bien contre les gros. Pêle-mêle, l’Ajax, le Bayern Munich ou l’Atlético de Madrid. Le renard des surfaces n’a pas peur de se frotter à de sérieux clients, alors qu’il évolue dans une formation vouée à se faire battre par les meilleures (sur la scène mondiale). Dans ce groupe B, tunique iranienne sur les épaules, il sera servi avec l’Espagne, donc, puis les champions d’Europe portugais.

Flash-back. Coaché par des parents présents et sévères, le buteur en devenir file droit malgré l’énorme attente qui l’entoure –son actuel surnom, le « Messi iranien », en donne un aperçu… Son père, notamment, connaît les exigences du haut niveau. Ancien joueur pro de volley-ball, le géniteur fut même désigné meilleur joueur d’Asie. Un CV plus que correct, qui lui permet d’avoir une autorité certaine sur son fils. Voire une attitude un peu tyrannique à son égard. À 17 ans, Sardar quitte sa contrée natale pour la Russie, flanqué du padre. Celui-ci, qui s’absente parfois pour retourner au pays, interdit à son rejeton, lorsque c’est le cas, de passer la nuit seul à la maison. Direction les locaux du club pour la star naissante, qui a forcément dû composer avec l’humilité.

 

Cette ultra-discipline l’a également empêché de faire « une Rabiot », en 2014 : retenu dans le groupe élargi de l’Iran pour le Mondial au Brésil, Azmoun, 19 ans, est finalement laissé de côté par le sélectionneur Carlos Queiroz. À tort ou à raison (la Team Melli s’est fait sortir direct, avec 1 point en 3 matchs –mais quand même 1 but inscrit), peu importe : le juvénile avant-centre ne s’en préoccupe guère et continue son bonhomme de chemin en club. Surveillé par de grandes écuries européennes (Arsenal, Inter, Lazio…), il devient petit à petit un joueur capital de l’équipe nationale… jusqu’à être comparé au légendaire Ali Daei (149 sélections, 109 buts) grâce à une efficacité redoutable (33 capes, 23 goals).

Meilleur scoreur de l’Iran au cours des qualif, avec 11 réalisations, Sardar Azmoun va vouloir continuer sur sa lancée et transpercer les défenses adverses pendant la Coupe du monde. Suffisant pour se libérer définitivement du spectre parental ? Rabiot en serait jaloux, en tout cas.

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© Meghdad Madadi – YouTube Iran Goals – Instagram fifaworldcup__2018 – Twitter fifacom_fr

 

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