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Futsal, le foot mal-aimé en France

Alors qu’il cartonne dans de nombreux pays, le futsal peine à décoller en France. Pourtant, à l’image de la réussite de Wissam Ben Yedder, les liens entre le football d’intérieur et le foot à 11 sont plus nombreux qu’on l’imagine. Discipline à part entière, hyper-populaire au Brésil ou en Espagne, ce sport suscite un engouement de plus en fort qui tarde encore à se montrer en France.

 

La FFF mise sur le futsal, pratiqué mais
en manque de reconnaissance

 

Créé dans les années 30 en Uruguay, le « FOOTball de SALon » débarque en France au milieu des années 70. Sous l’impulsion des associations de quartier, principalement en région parisienne et dans le sud de la France (Cannes, Toulon, notamment), le futsal attire ses premiers adeptes. Mais, longtemps typé « sport de rue », il peine à se faire une place dans le paysage du ballon français, dévoué au sport roi, à 11 sur un rectangle vert.

Pourtant, aujourd’hui, la FFF compte près de 30 000 licenciés futsal sur le territoire. Et au niveau scolaire, c’est carrément le deuxième sport UNSS le plus pratiqué, avec environ 150 000 joueurs. Principale explication ? La facilité d’accès. Un ballon, un terrain (souvent omnisports, on joue sur le terrain de hand) et deux équipes de 5.

Au Brésil, au Portugal, en Espagne voire même en Russie, les joueurs de futsal (Ricardinho, Éder Lima, Miguelin, Léo Higuita…) sont de véritables stars. Pratiqué dès le plus jeune âge, il a sorti de grands noms comme Neymar ou Lucas. Avant de passer au 11, les gamins s’affrontaient et se forgeaient un bagage technique fait de percussion et de vitesse d’exécution. On caresse le ballon, on voit promptement, les espaces sont restreints, les déplacements doivent donc être efficaces et les gestes, sûrs. La différence se fait balle au pied, dans la justesse technique. Dribbles dans de petits périmètres, enchaînements rapides pour conclure par une frappe millimétrée, tout doit être ultra-précis, net et sans bavure.

Alors que l’urban (terrain réduit, pas de touche), bien différent du futsal, connaît un succès grandissant dans l’Hexagone, ce dernier peine toujours à y gagner galons et notoriété. Preuve en est, Landry N’Gala, star des bleus à 5 (classés 19es mondiaux), reste inconnu du grand public et même de connaisseurs du ballon rond. Sport loisir, pratiqué à l’école ou entre potes, le futsal reste dans l’ombre du foot à 11, beaucoup plus structuré et populaire. Les meilleurs joueurs français n’ont d’autre choix, jusqu’ici, que de partir à l’étranger pour caresser le rêve de passer pro.

Pourtant, le futsal reste aux yeux de beaucoup un complément idéal au foot à 11, notamment l’hiver où il permet de jouer au chaud. C’est aussi une excellente façon de compléter ses acquis, de travailler sur l’aspect technique et l’explosivité, sans pour autant s’y consacrer pleinement et y voir une finalité. Espérons que le plan de développement lancé en 2017 par la fédération contribuera à changer les mentalités, chose indispensable pour mener une équipe de France vers les sommets et la gloire.

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« La moitié des clubs anglais n’a plus besoin des spectateurs pour engendrer des profits. » Vous qui allez au stade régulièrement, il va falloir vous y faire : vous n’êtes plus essentiels au fonctionnement des clubs de foot. Si ce n’est pour avoir des tribunes pleines qui rendent bien dans la petite lucarne. Le fan serait-il donc devenu inutile ?

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