Le debrief du week-end

Un week-end de football intéressant sur tous les terrains d’Europe, d’où la volonté de Passe D d’aller en Angleterre, en Allemagne, en France et en Espagne. Que l’Italie ne soit pas jalouse, cependant : on en reparlera sûrement très bientôt.



Passe D va tenter une réhabilitation


Le joueur du week-end : Eden Hazard

Le Belge effectue vraisemblablement son dernier tour de piste à Chelsea, cette saison, puisqu’il va prendre la direction du Real Madrid cet été – avec Paul Pogba ? -, pour jouer sous les ordres de Zizou. Mais avant cela, Eden Hazard veut faire les choses bien, comme ce week-end face à Watford, où lui et ses coéquipiers se sont imposés 3-0. S’il n’a pas marqué, le milieu offensif a délivré 2 passes décisives en 2 minutes : un centre pour Ruben Loftus-Cheek et un corner pour David Luiz – le troisième but à été inscrit par Gonzalo Higuain. On pourrait croire cette stat un peu anecdotique, mais pas du tout malheureux, car elle a permis à Eden Hazard d’entrer dans l’histoire du championnat.

Le numéro 10 est en effet crédité de 15 buts et 15 passes décisives en Premier League, un double-double comme on dit en NBA, ce qui n’était pas arrivé dans le championnat d’Angleterre depuis 2003, et Thierry Henry (24 buts, 20 passes décisives). Le Français semble inatteignable, mais les deux autres joueurs qui ont réalisé cette exploit depuis 1992, Eric Cantona (15 buts, 16 passes) et Matthew Le Tissier (19 buts, 15 passes), eux, le sont. Il suffit qu’Eden Hazard rouste à lui seul Leicester, dimanche prochain, pour les dépasser, et permettre à Chelsea, surtout, de confirmer également un peu plus sa troisième place au classement, qualificative pour la Ligue des Champions.
Reste à savoir, cependant, ce que le club va y faire l’an prochain, sans son meilleur joueur et avec l’interdiction de recruter…

La performance du week-end : Bayer Leverkusen

L’Allemagne n’est jamais très loin quand le foot devient ultra-spectaculaire : lors de la Coupe du Monde 2014, par exemple, c’est la sélection nationale germanique qui avait rousté le Brésil 1-7, en mettant 5 buts avant la 29e minute de jeu, ce qui semblait irréel pour tous les (télé)spectateurs. Hier, c’est en Bundesliga que le spectaculaire Bayer Leverkusen 6-1 Eintracht Francfort a eu lieu, avec un score final qui s’est décidé lors… des 36 premières minutes de jeu !

L’Eintracht, 4e du championnat, préparait probablement dans les têtes sa demi-finale d’Europa Ligue contre Chelsea, jeudi, et ça s’est vu sur le terrain : le Bayer, 8e au coup d’envoi, a eu tout loisir de marquer deux buts dans les treize premières minutes de jeu, par Kai Havertz et Julian Brandt, avant de se faire rejoindre sur l’engageo du deuxième par une frappe déviée de Filip Kostic. Puis ensuite, entre la 23e et la 36e, ça a été la débandade totale, un véritable football champagne : Lucas Alario a mis un doublé en onze minutes, Aranguiz y est allé de son petit pion entretemps, et Martin Hinteregger a scellé le score en mettant une tête contre son camp, sur un centre. Propre. Avec cette rouste historique – personne n’avait pris six buts en première mi-temps en Bundesliga depuis 1978 -, le Bayer Leverkusen est passé 5e, et est surtout revenu à hauteur de Francfort, qui est toujours devant son adversaire du week-end à la différence de buts.
A noter que c’est l’ancien Parisien Kevin Trapp qui était dans les buts de l’Eintracht hier : en voilà un pour qui prendre six buts n’est pas une nouveauté.

L’équipe du week-end : Saint-Etienne

Contrairement à l’OM, qui s’est sabordé à Strasbourg, vendredi soir (1-1), l’AS Saint-Etienne a assuré l’essentiel contre l’AS Monaco, dimanche après-midi, en s’imposant 2-3. Et c’était pourtant mal parti pour les Verts, avec une première mi-temps nullissime de leur part, et qui a vu les Monégasques logiquement mener au score grâce à Gelson Martins, à la 18e. En seconde période, les coéquipiers de Rémy Cabella sont revenus avec d’autres intentions, et ont dominé une pâle équipe de l’ASM, toujours 17e au classement, et pas encore sauvé de la relégation. Le joli csc de Fodé Ballo-Touré – une reprise ratée du tibia dans le petit filet – a bien relancé l’ASSE, puis Rémy Cabella a mis une volée dans la lulu monégasque, avant qu’Arnaud Nordin éteigne les ambitions des hommes de Leonardo Jardim, dont le retour au club n’est pas du tout gagnant vu l’effectif à disposition.

Pour ne pas être européen, les Verts, qui ont donc 7 points d’avance sur le 5e, Montpellier, et le 6e, Marseille, doivent s’incliner deux fois et faire au mieux match nul pendant que ses deux poursuivants, qui s’affrontent à la dernière journée, doivent tout gagner. Hautement improbable, surtout dans le cas de l’OM, qui affronte Lyon dimanche soir, et va se prendre une rouste – Passe D prend les paris. La Coupe d’Europe va donc revenir à Geoffroy-Guichard, la saison prochaine : reste dorénavant à savoir laquelle, puisque les Verts peuvent dépasser l’OL, le 3e, qui se trouve à seulement un point.
« Nous jouons en Ligue des Champions alors que les Stéphanois la joue sur PlayStation » avait dit, un soir de défaite face aux Verts, le toujours très bon perdant Jean-Michel Aulas. Attention à ce que ce ne soit pas l’OL qui la joue sur console l’an prochain, Jean-Mich…

L’anti-performance du week-end : Atlético Madrid

Ce week-end, les gros ont souffert en Espagne : le Barça, qui préparait sa demi-finale retour de Ligue des Champions en laissant les cadres sur le banc ou à la maison, s’est incliné 2-0 contre le Celta Vigo et le FC Séville a pris 3-0 à domicile par Leganes, le 12e de la Liga. Si le Real Madrid a sauvé l’honneur en gagnant Villareal 3-2 avec une équipe ultra-bis – Mariano Diaz était titulaire, c’est dire… -, ce n’est pas le cas de l’autre grand club de la ville, et dauphin du Barça, l’Atlético Madrid.

En effet, les potes d’Antoine Griezmann se sont pris une rouste 3-0 à l’extérieur, face à l’Espanyol Barcelone, le 9e de la Liga. Le match avait plutôt bien débuté, pourtant, avec une première occasion – ratée – pour Alavaro Morata dès la 3e min. Mais ensuite, rien n’est allé dans le bon sens pour les Colchoneros, et notamment pour la défense de Diego Simeone. Le Slovène Jan Oblak est l’un des meilleurs gardiens du monde, mais il ne peut rien faire quand ses défenseurs jouent contre leur propre équipe : lors du premier but, sur un centre au premier poteau, le capitaine vieillissant Diego Godin, en déséquilibre, a manqué son dégagement en corner en foutant le ballon dans ses propres filets ; sur le deuxième, la défense, trop haute, se fait surprendre dans son dos par une jolie passe qui se termine par un but ; puis sur le troisième, le latéral droit, Juanfran, fout un coup d’épaule du turfu sur un joueur de l’Espanyol, et provoque un penalty. Iglesias – pas Julio, ni Enrique, mais Borja – inscrit alors un doublé. Avec un résultat nul, l’Atlético Madrid s’assurait sa seconde place au classement. Avec ce match très nul, les Colchoneros restent toujours sous la menace du Real Madrid pour la 2e place.

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