expressions football

Le parler football pour les nuls

Le football a son propre langage, le fameux jargon. Des expressions qui n’ont plus aucun sens quand elles sont sorties de leur contexte, hors du rectangle vert. Et même chez les connaisseurs, tous ne sont pas forcément capables de dire d’où elles proviennent. Voici l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’origine de quelques-unes parmi les plus utilisées. Certains commentateurs de grandes chaînes de télé y trouveront peut-être de quoi alimenter intelligemment leurs directs…

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Que se passe-t-il avec la « surface de réparation » ?

Pour décrypter cette appellation, il faut se tourner vers nos amis british. En anglais, la surface de réparation se dit « penalty area », soit la surface de pénalité. C’est l’endroit du terrain où faire faute est durement sanctionné, et donc très pénalisant. L’arbitre, en y signalant une infraction (une pénalité, donc), offre la possibilité à aux adversaires de réparer le préjudice subi par un penalty. C’est aussi ce qui différencie un penalty, obtenu dans le jeu suite à une injustice, d’un tir au but, nécessaire pour départager deux équipes. Voilà qui devrait éviter les confusions !

 

D’où vient le « hat trick » ?

Bien connu des amateurs de football, le hat trick (littéralement le tour du chapeau) est synonyme de triplé. Les puristes, à l’origine, utilisaient uniquement cette expression lorsque les trois buts étaient inscrits consécutivement par le même joueur. Le perfect hat trick va même plus loin : trois réalisations consécutives dans la même mi-temps, scorées du pied gauche, du pied droit et de la tête (peu importe l’ordre).

Si le football a récupéré l’expression, elle vient à l’origine du cricket et est née en Angleterre (oui, encore) au milieu du XIXe siècle. On ne va pas rentrer en détail dans les règles de ce sport qui ne nous est pas très familier, mais en gros : un gars a éliminé un autre gars avec trois lancers d’affilée. Un truc de fou. Une collecte a été organisée et, avec l’argent, un chapeau lui a été acheté…

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Plus près de nous, une autre histoire sympa : le propriétaire d’un magasin de chapeaux de Toronto, amateur de hockey sur glace, avait décidé d’offrir un couvre-chef (« hat », en anglais) à tout joueur qui marquerait trois buts consécutifs au cours d’une rencontre. La tradition se perpétue puisqu’aujourd’hui encore les spectateurs lancent régulièrement leur chapeau, bonnet ou même casquette sur la glace lorsqu’un hockeyeur score trois buts à la suite.

 

Que font des « coiffeurs » sur le banc ?

Et avec le Mondial qui approche, ça va être ressorti à toutes les sauces… L’expression revient régulièrement dans la bouche des sélectionneurs, des entraîneurs, des journalistes. Les coiffeurs sont ces remplaçants présents dans un groupe pour faire le nombre mais sans grande chance de fouler le terrain, à part pour des matchs sans enjeu. Plutôt péjorative pour les joueurs concernés, elle remonte à la Coupe du monde 1958. À l’époque, un match se dispute avec les onze mêmes footballeurs du début à la fin, sans possibilité de faire des changements en cours de partie. Sur les vingt-deux hommes à disposition, l’équipe de France de Just Fontaine n’en utilise que quinze. Les sept placardisés auraient alors passé le temps en coupant les cheveux de leurs coéquipiers. Dommage, on n’a pas les photos des œuvres capillaires…

 

Mais qu’est-ce qui lui prend de « bouffer la feuille » ?

Qui n’a jamais râlé en ces termes quand un but tout fait est lamentablement vendangé par un joueur ? On connaît tous des spécialistes, que ce soit des footeux pros qu’on voit à la télé ou des potes du dimanche qui nous pourrissent un urban… L’expression fait référence à la feuille de match, signée par les capitaines et les arbitres, qui dresse la liste des protagonistes et des faits de jeu. Celui qui a raté tellement d’occasions (parfois, une seule peut suffire) qu’il a décidé, malgré lui, du sort de la rencontre est désigné comme le coupable. Nul doute que le gage de manger littéralement cette feuille a déjà été donné aux plus merveilleux gâcheurs du game.

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