Man City va-t-il encore s’écrouler en quart de finale ?

La formation de Pep Guardiola s’est inclinée 1-0 contre Tottenham, à Wembley, mardi soir, pendant que Liverpool gagnait 2-0 contre Porto et avant que le Barça et la Juventus, les autres favoris pour la Ligue des Champions, abordent le match retour avec un petit avantage, face à MU et l’Ajax. Tout seul à sous-performer par rapport à ses ambitions, Manchester City peut-il encore être sorti de la compétition européenne prématurément ?

Guardiola arrivera-t-il à surpasser les deux dernières saisons ?

Il faut quand même avoir en tête que sous le règne de Pep Guardiola, entamée lors de la saison 2016-2017, Manchester City n’a jamais dépassé… les quarts de finale de la Ligue des Champions. Le PSG n’est donc pas seul le nouveau riche dans cette galère. Pour sa première année au club, l’Espagnol de 48 ans était tombé sur la tornade monégasque en huitièmes de finale et n’y avait pas survécu, malgré une victoire à domicile 5-3 lors du premier match. Au retour, Kylian Mbappé et ses potes de l’ASM avaient dominé City 3-1 dans un stade Louis-II bondé – en réalité, 15 000 spectateurs sur 18 000 possibles, ce qui n’est pas fou-fou. Le coach espagnol n’avait, cette année-là, même pas eu le loisir de se consoler avec les trophées domestiques, puisqu’il n’avait rien gagné, terminant même 3e de Premier League.

 

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L’année d’après, après avoir cassé son PEL sur tous pleins de joueurs – 229M€ pour choper Bernardo Silva, Benjamin Mendy, Kyle Walker, Danilo ou Ederson -, les Citizens de Pep se sentaient intouchables. Ils se sont fait pourtant rouster dès les quarts de finale, et dans les grandes largeurs, par le futur finaliste de la compétition, Liverpool (5-1 sur les deux matchs). Heureusement, la Premier League et la Coupe de la Ligue anglaise étaient arrivés dans l’escarcelle de City. Cette saison, alors que le club peut toujours ambitionner d’effectuer un quadruplé, l’Espagnol démarre encore une fois mal son quart de finale de Ligue des Champions, face à un club anglais qui est pourtant derrière lui en championnat, les Spurs de Moussa Sissoko – le chouchou de DD a été énorme lors de la rencontre, autant le citer.

 

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Disposé, comme à son habitude, en 4-3-3, Manchester City n’avait, étonnamment, pas son équipe-type sur le pré. Deux des meilleurs joueurs des Sharks, Kevin De Bruyne et Leroy Sané, sont allés s’assoir sur le banc, à côte de Pep, pour laisser la place à Ilkay Gündogan et Riyad Mahrez. Le premier, qui d’habitude alterne au poste de milieu défensif avec Fernandinho, était cette fois-ci associé au Brésilien, dans une composition du coup un peu plus défensive qu’à l’accoutumée. Cela n’a pas empêché, évidemment, les Citizens d’avoir une possession favorable toute la partie (57% contre 43%), mais celle-ci a été majoritairement stérile. Du moins au tableau d’affichage, puisque Manchester, d’une rare maladresse, a tiré 8 fois au but dans la partie pour ne cadrer… qu’une seule fois.

Les Anglais n’ont d’ailleurs pas été aidés en ce sens par Sergio « Kun » Agüero, préféré au Brésilien Gabriel Jesus : à la 11e minute de jeu, après une main de Danny Rosé sifflée grâce au VAR, l’Argentin s’est présenté face au capitaine des Spurs, Hugo Lloris. Le Kun, fort de 5 buts en 5 matchs de Ligue des Champions, partait costaud dans son duel face au Français, qu’il a pourtant perdu en tirant à la gauche de l’ancien Lyonnais, qui s’est bien détendu pour repousser sa frappe. 0-0, donc, jusqu’à la 79e, et le but de Sud-Coréen Heung-Min Son, qui enfonçait les Citizens dans le doute. Les entrées en jeu à la 89e (!!!) de Kevin De Bruyne et de Leroy Sané n’ont sans surprise rien changé au résultat, et Manchester City s’est effectivement incliné 1-0 contre les Spurs.

 

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Après la rencontre, l’Algérien Riyad Mahrez a affirmé qu’il n’y avait « rien de désastreux » à cette défaite, puisqu’il aurait fallu pour les Citizens, dans tous les cas de figure, gagner la partie à la maison. Certes. Mais il est différent de se présenter sur le pré au match retour en devant remonter un but, donc en marquer au moins deux pour se qualifier, plutôt que de devoir en mettre un seul après un nul 0-0. Si Manchester City devrait retrouver, a priori, son équipe-type au match retour, avec Kevin De Bruyne et Leroy Sané dans le onze, il n’est pas certains que ce soit suffisant pour dégager les Spurs de la compétition. Pourquoi ? La défense, pardi…

Perdu sur son côté gauche, l’Anglais Fabian Delph a illustré mardi soir les difficultés de l’arrière-garde des Citizens. Pas réputé pour être des monstres de solidité, les défenseurs de Manchester City devront pourtant être imperméables au retour et n’encaisser aucun but s’ils veulent espérer se qualifier pour les demis. La rapidité des attaquants des Spurs, Heung-Min Son et Lucas Moura en particulier – le Brésilien devrait être titulaire à la place de Harry Kane, a priori forfait sur blessure -, n’encouragent pas forcément à l’optimisme puisqu’aucun jouer, derrière, excepté Kyle Walker, n’est réputé pour sa vitesse. Si on sait, évidemment, que les coéquipiers du capitaine David Silva peuvent inscrire des buts, ils peuvent aussi, assurément, en prendre. Et leurs deux dernières éliminations dans cette compétition le prouvent bien : 6 buts par Monaco en deux rencontres, 5 par Liverpool l’année suivante…
On saura dans une semaine, le 17 avril, si Manchester City a réussi son pari de remonter la pente, de ne pas encaisser de buts et d’en mettre deux pour se qualifier. Mais, à Passe D, on ne va pas parier sur cette option…

 

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