carton rouge mérité

Quand le carton rouge est mérité…

Cela arrive de se faire expulser d’une rencontre –n’est-ce pas Cyril Rool ?– et, parfois ce n’est pas pour une faute si grave que ça. Deux tacles non maîtrisés peuvent faire rentrer au vestiaire plus vite que prévu. Ce qui nous intéresse ici, c’est l’autre cas de figure : quand seul un rouge pouvait sanctionner la faute –parfois horrible– commise. Petite sélection de boucheries/attentats.



Habitués de la chose ou pas, ils ont complètement pété les plombs


 

Eden Hazard

Ce n’est pas beau de frapper un homme à terre. Encore moins un enfant. C’est pourtant ce qu’a fait Eden Hazard, en 2013, contre Swansea, en voulant récupérer un ballon qu’un ramasseur de balle de 17 ans gardait sous lui. Résultat ? Carton rouge et élimination de Chelsea en demie de la Cup. Le karma quoi.

 

Zlatan Ibrahimovic

On le sait, le Suédois a longtemps fait du taekwondo. Si la maîtrise de cet art martial lui permet de marquer des buts délirants –notamment le 500e de sa carrière, d’un high kick retourné–, il peut aussi s’en servir pour sécher ses adversaires. Stéphane Ruffier, en 2012, par exemple, qui est sorti au devant d’Ibrahimovic. À ses risques et périls.

 

Diogo Viana

Au grand angle, ce tacle ne paraît pas si terrible que ça. C’est au ralenti et en gros plan que son potentiel se révèle : Diogo Viana, moins boucher que chirurgien, annihile la cheville droite de Maxi, du Benfica, d’un geste décidé et précis. L’arbitre, très tranquille, ne lui met pas directement le rouge, sûrement pour le récompenser du caractère clinique de son œuvre.

 

Roy Keane

La vengeance est un plat qui se mange froid. En 1997, Roy Keane se pète un ligament du genou lors d’un Leeds-Manchester United. Alf-Inge Haaland s’approche de lui, à terre, et lui dit d’arrêter de « simuler ». En 2001, l’Irlandais à la mémoire efficace tape une semelle hallucinante sur le genou du joueur passé chez l’ennemi Manchester City. Qui, pour l’anecdote, arrêtera sa carrière trois matchs plus tard –le lien de cause à effet n’a cependant pas été prouvé par les médecins des Citizens. Capitaine ce jour-là, Roy Keane avouera même, en zone mixte, que ce tacle était volontaire. C’est toujours mieux que de lever innocemment les mains en l’air pour amadouer l’arbitre…

 

Josip Simunic

Oui, ce tacle est violent… Mais franchement savoureux. Qui n’a jamais fait pareil à « FIFA 18 », quand l’attaquant part seul au but et qu’on lui envoie une cisaille rageuse par nécessité (mais aussi par plaisir) ? Josip Simunic a eu envie de passer du virtuel au réel, et le résultat, spectaculaire, dépasse toutes nos attentes.

 

Pepe

Un carton rouge a-t-il déjà été plus mérité que lors de cette longue phase où le combattant MMA Pepe, alors au Real Madrid, s’acharne sur un attaquant de Getafe et fout des gnons à tous ses adversaires ? Pas sûr.

 

Jose Jimenez

José Jimenez, d’une équipe régionale argentine, voit un chien pénétrer sur le terrain au cours d’un match. Voulant –sûrement– rendre service, il le saisit négligemment par le cou puis le lance vers le grillage protégeant les tribunes. Le chien rebondit dessus, tombe par terre, avant de partir en courant. Le coupable de cette brutalité envers un animal se prend logiquement un rouge et sort du terrain au son des « hijo de put* » scandés par le public. On vous fait grâce de la traduction.

 

Felipe Melo

Poète parmi les poètes, le milieu brésilien s’est fait remarquer durant toute sa carrière pour son caractère volcanique et son jeu très dur. La preuve ici contre la Lazio, quand il portait les couleurs de l’Inter. Son petit saut pour faire illusion après avoir planté son pied dans le cou de l’Argentin Lucas Biglia ne trompe pas l’arbitre. Rouge direct.

 

Leandro Marin

La vidéo relatant ce tacle évoque une « faute criminelle ». On n’est pas loin de penser que Leandro Marin avait effectivement un contrat sur Ricardo Centurion, tant il le défonce gratuitement alors que l’adversaire est à 35 mètres des cages, de dos. À noter qu’on n’avait pas vu si beau tacle –gratuit– depuis Éric Di Meco contre le PSG, en 1992.

 

Bonus : PSG-OM

On vient d’en parler, mais il mérite qu’on s’y attarde : ce match de 1992 entre les deux ennemis s’était terminé… à onze contre onze, avec 55 fautes sifflées (!), et dont au moins 7 ou 8 méritaient une expulsion directe. Mention spéciale à Éric Di Meco, qui se démarque avec quatre tacles par derrière. Attention : vidéo réservée aux esthètes.

 

Autant dire que c’est plus aujourd’hui qu’on verrait ça, avec toutes ces mauviettes sur le terrain ! (Ceci dit, Monsieur Jimenez, on vous déteste vraiment, pas touche aux toutous)

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