Le debrief du week-end

Il n’y a eu que des gros matchs ces deux derniers jours, Passe D a donc dû faire des choix, comme ton coach dimanche matin au moment de te mettre sur le banc. On s’est concentré sur l’essentiel : le derby romain, la classique branlée munichoise, le show Mario Balotelli et le deuxième Clasico de la semaine. Evidemment.



Ce qu’il fallait retenir de ce week-end


Le joueur du week-end : Mario Balotelli

On a déjà parlé de l’Italien ici, après son premier match encourageant avec l’OM face à Lille, le 25 janvier. Mais comment ne pas à nouveau l’évoquer suite à la rencontre d’hier, contre l’AS Saint-Etienne, où le joueur s’est fait remarquer sur le terrain grâce à un très jolie reprise de volée sur corner, à trois mètres des buts de Stéphane Ruffier, cloué sur sa ligne, puis juste après par sa célébration avec son téléphone portable. Mario Balotelli, qui avait préparé le coup avant le match – et qui avait donc la certitude qu’il allait marquer, sacrée confiance en soi –, a récupéré son téléphone auprès d’un journaliste du club qui était derrière le but, et a pris une vidéo en selfie avec ses coéquipiers, et la tribune derrière lui… Pour le poster dans la foulée sur les réseaux sociaux. Geste notable d’un match globalement intéressant, où la première période, totalement marseillaise, aurait pu être plus lourde sur le plan du score pour les Stéphanois, qui perdaient 2-0 à la 21e minute de jeu. En seconde mi-temps, les Verts ont mis le pied sur le ballon, et Marseille a tenté, mais surtout réussi, à garder sa cage inviolée, pour chiper la quatrième place à son adversaire du soir, et revenir à 4 points de l’OL, le troisième de la L1. Le spectaculaire Balotelli, lui, en est à 4 buts en 6 matchs. Plus qu’un but, et il sera – déjà – le deuxième meilleur buteur du club, derrière Florian Thauvin.

La performance du week-end : Bayern Munich

Foutre une rouste à des péquenauds en Bundesliga, le Bayern Munich sait faire, ça arrive chaque saison. Donc 5-1 à l’extérieur, face au Borussia Mönchengladbach, c’est comme qui dirait la routine pour la bande à Robert Lewandowski, auteur d’un doublé. Mais ce qui est plus novateur, c’est de mettre une rouste au 4e du championnat, donc pas n’importe qui non plus, qui permet de surcroît aux Munichois de revenir à égalité de points avec le Borussia Dortmund, leader de longue date de la Bundesliga. Ça arrive rarement, car le Bayern n’est jamais le poursuivant, toujours le poursuivi. Cette année, les hommes de Niko Kovac ont eu du mal à entrer dans leur championnat, mais, dorénavant revenu dans la course, il semble que la Bundesliga va en fait se terminer comme d’habitude. « Le foot se joue à onze contre onze et à la fin c’est le Bayern Munich qui est champion d’Allemagne », comme l’a dit à – très – peu de choses près Gary Lineker, en 1990. On le craint, en tout cas, pour le séduisant Borussia Dortmund de Lucien Favre, Marco Reus et Jadon Sancho, battu vendredi soir 2-1 par Augsbourg – ça aurait pu être l’anti-performance du week-end, mais l’AS Rome a fait plus fort.

L’équipe du week-end : FC Barcelone

Le FC Barcelone sort grandit du week-end, certes, mais surtout de cette semaine, où il en a foutu 4 au Real Madrid, chez lui. D’abord 0-3 mercredi pour filer en finale de la Coupe du Roi contre Valence FC, 10e de la Liga – et donc pour choper un titre -, puis 0-1 samedi, dans un match plus fermé, pour asseoir sa position de leader de la Liga, avec 10 points d’avance sur l’Atlético Madrid – et donc pour re-choper un titre. De surcroît, alors que les deux clubs étaient dans une égalité parfaite dans l’historique de leurs confrontations, les Catalans sont passés devant grâce à la victoire du week-end, mais également grâce un grand nombre de succès sur ces dix dernières années – un 6-2 par-ci, un 5-0 par-là, pas mal de 3-0. On pense que Lionel Messi n’y est pas étranger, même si c’est le Croate Ivan Rakitic qui a marqué le seul but du match, samedi. Vous ne croyez pas ? Sergio Ramos doit penser pareil que nous, car comme d’habitude, il est allé foutre un chichon – dans la gueule – du meilleur joueur de l’équipe adverse, en l’occurrence l’Argentin, qui ne s’est pas laissé faire. Ils ont fait un « front contre front » en s’insultant, ce qui signifie qu’ils ont eu grave envie d’en découdre… Mais en fait pas de ouf non plus. Comme d’habitude quoi. Il manquait juste José Mourinho sur le banc du Real Madrid pour que ça parte en bagarre général – coïncidence ou pas, le Portugais est pressenti pour revenir au club l’été prochain…

L’anti-performance du week-end : AS Rome

Perdre un derby, c’est toujours déplaisant – oui, même un Quimper-Brest c’est plutôt relou. Mais perdre un derby romain 3-0, l’un des plus tendus de la planète football, ce doit être insupportable. C’est peut-être pour ça qu’Aleksandr Kolarov y ait allé franco sur Ciro Immobile à la 92e, pour récolter son deuxième jaune de la rencontre, et que l’arbitre a ensuite distribué des biscottes à tour de bras dans les deux camps. L’AS Rome jouait gros, samedi soir : 5e avec 44 points, le club coaché par Eusebio Di Francesco devait s’imposer pour avoir autant de points que l’Inter, défait à Cagliari, mais avait surtout pour obligation de ne pas s’incliner sous peine de voir revenir son ennemi intime à 3 points. 3-0 plus tard, avec des buts de Felipe Caicedo, Ciro Immobile et Danilo Cataldi, c’est chose faite, et le pire, c’est que la Lazio a un match en retard à jouer, contre Udinese, le 16e du championnat. Il n’est pas farfelu de penser que la Roma pourrait ne pas finir dans les cinq premiers, ce qui serait un sacré échec après la troisième place de la saison dernière, et surtout la demi-finale de la Ligue des Champions perdue face à Liverpool. Mais avec Alisson Becker, Radja Nainggolan, Kevin Strootman en moins et Javier « Grand Corps Malade » Pastore en plus, c’est forcément plus dur de maintenir le niveau… Et ça s’est payé cher dans un derby où le plus réaliste à remporter la mise.

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