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Matt Le Tissier, un Dieu fidèle à ses Saints

La cinquantaine tout juste sonnée (né le 14 octobre 1968, il l’a fêtée hier), Matthew Le Tissier pourra toujours se targuer d’avoir été l’idole de jeunesse d’un des footballeurs les plus marquants de l’Histoire, Xavi Hernandez. Surnommé « Le God » chez les Saints de Southampton, club où il a effectué toute sa carrière, Le Tissier est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands talents anglais des années 90.

Toute la palette du génie british des 90’s

Né en l’île de Guernesey, entre les côtes britanniques et françaises –d’où l’ascendance du patronyme–, Matt Le Tissier n’aura été l’homme que d’un seul port. Fidèle aux Rouge et blanc du début à la fin de sa carrière pro, son attachement n’aura eu qu’un prix : son palmarès. En bon Anglais des années 90, il n’a bien évidemment rien gagné sur le plan international (8 capes). Joueur de club, il n’a de toute façon jamais été appelé pour disputer les grands rendez-vous de sa sélection (Euro 96, Coupe du monde 1998), et n’a jamais participé à une coupe d’Europe. Pas facile d’exister sur la scène mondiale quand on ne brille qu’en Angleterre, qu’on lutte pour le maintien chaque saison et qu’on est à des années-lumière de l’exposition médiatique de la Premier League d’aujourd’hui.

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Matt Le Tissier a malgré tout réalisé une carrière plutôt accomplie. Dans cette Angleterre en pleine guerre ouverte avec le football et ses hooligans, profondément marquée par le drame du Heysel et d’Hillsborough, sa grande silhouette, pas vraiment affûtée, faisait des ravages dans les défenses. Une certaine idée de la classe balle au pied avec une frappe de bourrin. Et des deux pieds, s’il vous plaît ! Une frappe lourde qui fait écho à son style. Nonchalant, presque pataud, il savait pourtant réaliser le bon geste au bon moment. Sa technique était sûre, ses dribbles chaloupés autant qu’inimitables. Si Le Tissier n’est jamais allé voir ailleurs, malgré de nombreuses sollicitations, c’est qu’il se sentait comme chez lui dans le sud de l’Angleterre. Héros ordinaire, le « Tiz » assurait le spectacle et se faisait plaisir, sans pression ni exigences particulières. Il n’a jamais succombé aux millions ni aux promesses de challenges sportifs.


Considéré comme l’un des meilleurs footballeurs british des années 90, il a marqué des buts qui ont fait le tour de la planète. Tirs sous la barre, volées, coups francs dans la lulu… Le best of signé MLT7 ferait pâlir d’envie quelques-uns de ses collègues. De 1986 à 2002, sous le maillot rouge et blanc, il inscrit plus de 200 pions (210 exactement) en 540 rencontres. Il est d’ailleurs le premier milieu à franchir la barre des 100 réalisations en Premier League. Pas mal pour un joueur sur lequel les différents boss des Three Lions n’ont jamais compté. Il aurait pourtant incontestablement rendu quelques services à cette sélection, réputée maudite lors des séances de tirs au but. Spécialiste, Le Tissier a inscrit 48 pénaltys sur 49 tentatives. Mais c’est de son canapé qu’il assiste à l’élimination des Anglais de l’Euro 96 (à domicile, en demi-finale, contre l’Allemagne) et du Mondial 98 (en 1/8e, face à l’Argentine)… aux tirs au but, à chaque fois.

 

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Le Tiss.

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Sur la lancée de sa carrière achevée en 2002, aussi fidèle à la devise « Moins j’en fous mieux je me porte » qu’aux Saints, Matthew Le Tissier régale depuis les spectateurs de Sky Sports. Après avoir été payé pour jouer au foot, il s’étonne désormais de l’être encore plus pour le regarder.

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place des supporters dans club

« La moitié des clubs anglais n’a plus besoin des spectateurs pour engendrer des profits. » Vous qui allez au stade régulièrement, il va falloir vous y faire : vous n’êtes plus essentiels au fonctionnement des clubs de foot. Si ce n’est pour avoir des tribunes pleines qui rendent bien dans la petite lucarne. Le fan serait-il donc devenu inutile ?

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