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Rock the Football : Jamie Vardy

Si Jamie Vardy était une chanson, il serait probablement un titre des Arctic Monkeys, le célèbre groupe rock de Sheffield, sa ville d’origine également. S’il devait être comparé à un autre joueur anglais, il serait l’exact opposé d’un Harry Kane. Non, Jamie Vardy ne symbolise pas la classe ni l’élégance flegmatique que l’on attribue aux British. Lui, il incarne l’autre Angleterre, celle qui se lève à l’aube, sent le soufre et ne s’encombre pas des manières. Incarne ou plutôt incarnait car, aujourd’hui, les années de galère de Vardy sont bien derrière lui. Retour sur une success-story rock’n’roll comme on les aime.

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👀 #England

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Profession : ouvrier/footballeur

Comme pour chaque personnage héros de sa propre histoire, Jamie fait très tôt face à une douloureuse déconvenue : à l’âge de 16 ans, jugé trop petit et trop frêle, il est rejeté par son club de cœur, celui de sa ville, Sheffield Wednesday. Ironique, quand on connaît la suite de son parcours. L’âme en peine, il renonce au foot pendant un moment. Il retape ensuite dans le ballon de manière occasionnelle, au sein d’un club de quartier, Wickersley Youth, où l’un de ses amis l’enrôle. En 2015, il se confiait au Telegraph sur cet épisode : « J’avais 17 ans quelque chose comme ça, à l’époque. La Sunday League, c’était complètement différent. Les arbitres pouvaient tout laisser passer, jusqu’à l’assassinat sur le terrain. Tu te mangeais des tacles hauts avec le genou levé un mètre au-dessus du sol. »

Quand il rejoint Stocksbridge Park Steels, en 2003, il prend en parallèle un job à l’usine. Il faut bien manger et il ne peut pas encore vivre du football. À l’usine comme sur le terrain, il apprend à la dure. Il développe une hargne incroyable qui deviendra sa marque de fabrique sur les pelouses de la Northern Premier League, puis de Premier League quelque temps plus tard.

Huit années au rythme infernal des palettes à soulever, le matin, et des matchs à disputer le soir… Il démissionne finalement en 2011 pour se consacrer pleinement au foot, et signe à Fleetwood Town. La suite ? Comme disent les Anglais, « le reste, c’est de l’histoire ».

 

Branleur, dragueur, bagarreur

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Au-delà d’une ascension à la Cendrillon, ce qui fait le mythe de Vardy, c’est Vardy lui-même. Un nombre incalculable d’aventures et de péripéties sordides se racontent sur lui. Beaucoup sont vraies, beaucoup sont fantasmées mais crédibles. Un peu comme une citation de Zlatan : tu n’es pas sûr de sa véracité, mais la réputation du personnage lui donne du crédit.

Il y a les anecdotes sympathiques et franchement marrantes, comme le jour où, ayant perdu un pari avec ses coéquipiers de Fleetwood, il a été forcé de faire un tour de terrain complètement nu dans un froid glacial. Chose qu’il admettra plus tard ne pas risquer à Leicester : « Il y a des caméras partout, je ne prendrai pas ce risque. »

Puis il y a les histoires pas très rassurantes, comme celle qui lui a valu le port impératif d’un bracelet électronique à la cheville pendant six mois, suite à une violente bagarre. Peine assortie d’un couvre-feu qui l’empêchait de disputer tous les matchs en entier. Sortir à l’heure de jeu par obligation judiciaire, il fallait bien être Vardy pour le faire.

LA with @_dr_woo_ #LA #shamrock

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Depuis, « Vards » s’est assagi. Mais tu peux retirer un garçon de Sheffield, tu ne retireras pas Sheffield du garçon. Malgré une vie de famille plutôt rangée, Jamie n’est pas le monstre de discipline qu’est un Ronaldo par exemple. Au lieu de peser ses glucides sur une microbalance, lui préférera descendre trois à quatre cannettes de Red Bull et se doper aux expressos bien serrés avant les matchs. On comprend d’où lui vient le surnom « The Cannon ».

Boit comme un trou, drague tout ce qui bouge, distribue les baffes, enchaîne les blagues potaches, se nourrit de döners… Vardy aurait pu être un personnage d’un biopic sur les Clash ou le héros d’un morceau de Morrissey, mais il n’est rien de tout cela. Jamie Vardy est simplement un homme qui avait un rêve de gosse, qui a tout fait pour le réaliser et qui y est parvenu.

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« La moitié des clubs anglais n’a plus besoin des spectateurs pour engendrer des profits. » Vous qui allez au stade régulièrement, il va falloir vous y faire : vous n’êtes plus essentiels au fonctionnement des clubs de foot. Si ce n’est pour avoir des tribunes pleines qui rendent bien dans la petite lucarne. Le fan serait-il donc devenu inutile ?

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© Instagram Jamie Vardy – Aaron Nunez

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