coup franc surface

Le panthéon des coups francs indirects dans la surface

Événement rare dans un match de football, le coup franc indirect dans la surface de réparation est une action de jeu qui se suit avec intérêt. Notamment car la totalité des gars de l’équipe fautive se trouvent devant leur cage, à la défendre coûte que coûte. Peu préparées par les joueurs, les frappes ou combinaisons sont souvent spectaculaires… ou spectaculairement ratées.



Alors, vous préférez quoi, tactique en bois, patate dans les parties ou tir au pigeon ?


Avant de vous proposer les coups francs les plus dingues du foot moderne, voici un petit rappel des règles qui pousseraient un arbitre à prendre la décision d’opter pour un coup franc indirect dans la surface ?

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Voici les trois raisons les plus probables :

  • Un joueur fait une passe en retrait au pied ou par le biais d’une touche à son gardien qui la prend avec ses mains.
  • Imaginez qu’en pleine action offensive de l’adversaire, l’équipe qui défend pratique un jeu dangereux, ou provoque l’adversaire avec des injures le tout dans la surface de réparation sous l’oeil de l’arbitre.
  • Lors d’un pénalty, si l’équipe adversaire du tireur commet une faute entre le coup de sifflet et le tir, et que le tireur ne marque pas, l’arbitre peut décider de redonner sa chance au tireur avec un coup franc indirect. Un joli lot de consolation pour le joueur sous pression qui pourra justifier son manque de concentration en re-tentant sa chance.

Maintenant place à notre sélection des coups francs indirects les plus dingues de l’histoire du football.

Le Fidèle

L’attaquant Nicklas Helenius est un joueur torturé. Prêté par l’Aalborg BK à Silkeborg IF, l’international danois (3 sélections) hérite, lors de la confrontation entre les deux clubs en championnat, d’un coup franc indirect dans la surface du club auquel il appartient « réellement ». S’il feint d’immenses regrets après avoir envoyé un chichon au-dessus des caisses (alors qu’il est à 5 mètres), on sait bien qu’il n’a pu, en réalité, se résigner à mordre la main qui le nourrit. On appelle ça le corporatisme. Ou la fidélité. L’autre solution étant que ce joueur inconnu soit en fait complètement bidon.

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La Mine

Le nombre de joueurs devant les buts étant évidemment déraisonnable, les tireurs de coup franc indirect tentent, en général, de placer la balle dans un des rares endroits libres, voire d’effectuer des combinaisons tortueuses. Roberto Carlos, lui, ne s’est pas emmerdé bien longtemps. De près ou de loin, le Brésilien sait que sa meilleure arme, c’est sa puissance. Face au Betis Séville, avec la tunique et le capitanat du Real Madrid, le latéral a pris 5 mètres d’élan (déjà suffisant pour faire flipper les adversaires), a frappé plein centre du pied gauche et a transpercé les filets (et le goal avec). La routine quoi.

 

La Poisse

Il y a des équipes qui ont de la chance. Et puis il y a le Bayer Leverkusen. Le 10 février 2018, face au Herta Berlin, l’équipe allemande obtient un CF dans la surface. Dans un laps de temps de 10 secondes, Leverkusen tire trois fois au but, mais une forêt de jambes, la transversale et une grosse dose de malchance l’empêchent de marquer. Bilan ? Un joueur qui finit étouffé sous le gardien et une défaite 2-0. La guigne jusqu’au bout.

 

La Combi

Il faut faire preuve de rouerie, parfois, pour marquer un coup franc. L’équipe japonaise de Kyoto Sanga a eu une belle idée, en J. League 2, pour en inscrire un à l’intérieur de la surface de réparation. Les potentiels tireurs se sont mis en ligne et ont feinté le shoot chacun leur tour. Le quatrième a décalé la balle et celui qui suivait, Yosuke Ishibitsu, a placé sous la barre. Efficace. Au PSG, évidemment, ce genre de combinaison serait compliqué à réaliser : impossible de trouver assez de gars qui résisteraient à l’envie de taper dans le ballon.

 

Le Nul

En 2011, lors d’un banal Clermont-Lens (2-0), en L2, la formation nordiste bénéficie d’un coup franc indirect dans la surface clermontoise. Manifestement mal préparés –le numéro 5, Alaeddine Yahia, se met à côté du ballon pour tirer, puis va dans les cages gêner le mur, puis s’écarte au point de penalty…–, les Lensois ratent une belle occasion. Le numéro 11, seul au deuxième poteau, se manifeste plusieurs fois pour qu’on lui fasse la passe. Son coéquipier le décale parfaitement, mais il panique, rate le cuir et se gaufre. Sous les ricanements et les huées du public auvergnat. Par pudeur, nous ne dévoilerons pas son nom : sachez juste que, à 38 ans, il sévit toujours, mais en troisième division brésilienne, son pays natal.

 

Le Génie

Il y a donc Eduardo Ribeiro (oups, sorry l’ami…), qui ne sait que faire quand il reçoit le ballon, et il y a les joueurs hors norme –dont Diego Maradona fait partie–, qui le maîtrisent parfaitement. Sous le maillot napolitain, lors de la 9e journée de Serie A, le 3 novembre 1985, El Pibe de Oro affronte la Juventus de Michel Platini pour un choc au sommet (l’équipe du Français finira la saison à la 1re place du classement, celle de l’Argentin à la 3e). En seconde mi-temps, les Sudistes doivent jouer un coup franc indirect dans la surface et, évidemment, Maradona prend ses responsabilités. De près ou de loin, contre la Juventus ou Avellino, le numéro 10 n’est jamais embêté. Ici, il est décalé par un coéquipier puis enroule un amour de frappe qui se hisse au-dessus du mur et retombe dans la lucarne, sous la barre. Soit un endroit inatteignable pour le gardien. Tout ça de l’intérieur de la surface, donc. Un génie.

 

Bon, ça fait très old school tout ça, on reverrait presque Franck Sauzée ou l’ami Ronald Koeman envoyer une praline dans la tronche d’un mec. À quand une petite douceur de Neymar ou Aouar dans la lulu ? Monsieur Turpin, il faut sévir, on s’ennuie !

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© Ludovic Péron – Dailymotion FanafootUK – YouTube FootballVines, Bundesliga, Mohcine Polat, tontonseb15, 06EROS