Quel club français s’en sort le mieux en LDC ?

Le marché des transferts devient chaque année de plus en plus étonnant. Le mercato d’été 2019 ne déroge pas à la règle, entre transferts farfelues, indemnités hallucinantes et rumeurs foireuses. Naturellement, Passe D se pose beaucoup de questions durant cette période, et parfois même, elles n’ont rien à voir avec le marché des transferts. C’est le cas en ce vendredi 30 août : quel club français s’en sort le mieux en LDC ?



Un jour son nom était inscrit sur la tour Eiffel



Hier, à Monaco, le tirage au sort de la phase de groupes de la Ligue des Champions a eu lieu. En marge de la cérémonie, où on a pu voir que, quelques semaines après sa retraite, Wesley Sneijder avait pris quelques kilos, Passe D a apprécié le court dialogue entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, qui a renvoyé au bac à sable les fans acharnés de l’un et l’autre qui s’étripent sur les réseaux sociaux depuis des lustres. D’autant que, cette année, Virgil Van Dijk a mis tout le monde d’accord en décrochant le titre de meilleur joueur UEFA de la saison 2018-2019, devant le Portugais et l’Argentin. Le tirage a permis aux trois clubs français engagés en Ligue des Champions, le PSG, l’OL et Lille, d’éviter les deux monstres en phase de poules. Mais, pour au moins deux des trois, ce ne sera tout de même pas une partie facile de filer en huitièmes.

 

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Présent dans le chapeau 1, le Paris Saint-Germain a été mieux servi que l’an dernier, où le club de la capitale avait affronté Liverpool, le futur vainqueur de la compétition, et Naples, en phase de groupes. Cette saison, si l’équipe de Thomas Tuchel va se mesurer au Real Madrid de Zinédine Zidane, elle rencontrera, ensuite, le FC Bruges et Galatasaray. A priori, et si les deux équipes sont à leur niveau, le seul enjeu du groupe A sera de savoir qui du Real Madrid ou du PSG terminera premier. Paris, qui reçoit le géant espagnol le 18 septembre, pour le premier match de la saison en Ligue des Champions, devra ce soir-là se passer des services de Kylian Mbappé et d’Edinson Cavani sur blessure et, s’il est toujours là, de Neymar, suspendu. Eric-Maxim Choupo-Moting, auteur d’un doublé contre Toulouse le week-end dernier, et qui a fait montre de tout son savoir-faire avec un enchaînement technique improbable lors de son premier but, sera vraisemblablement titulaire en pointe, faute de mieux. Le Camerounais de 30 ans aura alors à faire à Sergio Ramos et Raphaël Varane, et non pas à Mathieu Goncalves, Kelvin Amian et Bafodé Diakité. Ca risque de ne pas être la même histoire… Si on peut donc être méfiant concernant le résultat du premier match du PSG, le reste devrait aller comme sur des roulettes, avec, on est en droit de le penser, deux victoires contre Bruges, et au moins une contre Galatasaray. Ce qui suffirait aisément à qualifier le PSG, même si les deux matchs contre le Real s’annoncent complexes.

 

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Du côté du LOSC, qui a l’honneur de passer après Paris dans cet article grâce à sa deuxième place en championnat la saison dernière, ce n’est absolument pas la même histoire. Si le club a réalisé un mercato plutôt bon – Renato Sanches, Benjamin André, Victor Osimhen -, Lille a tout de même perdu Nicolas Pépé et Thiago Mendes cet été, soit peu ou prou ses deux meilleurs joueurs la saison passée. L’inexpérience européenne générale de l’effectif devrait, en plus, peser lourd face au Chelsea de Frank Lampard, ainsi que contre Valence et l’Ajax. Les Anglais, s’ils ont laissé filer Eden Hazard cet été, comptent toute de même dans leur effectif quelques jours pas vilains du tout – N’Golo Kanté, Willian, Christian Pulisic, César Azpilicueta – et des jeunes réellement prometteurs – Tammy Abraham, Mason Mount. Du côte de l’Ajax, certes, on a perdu les monstrueux Frenkie De Jong et Matthijs De Ligt, mais les Hakim Ziyech, Dusan Tadic, Nicolas Tagliafico, André Onana, David Neres ou Donny van de Beek sont restés (à quai). Si réitérer l’exploit de l’an dernier est difficilement envisageable, battre un LOSC sans expérience ne devrait pas être mission impossible pour les Hollandais. Quant à Valence, le club manque de visibilité, tant à l’extérieur de l’Espagne qu’en interne – selon le journaliste Fred Hermel, il y a des tensions dans la direction -, mais reste une place européenne forte, avec des joueurs de qualité – Daniel Parejo, Rodrigo Moreno, Gonçalo Guedes, Daniel Wass. En somme, selon Passe D, le LOSC doit avant tout viser… la troisième place.

 

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Pour terminer : l’OL de Jean-Michel Aulas – lequel, après la cérémonie, a dit devant la presse que ça faisait la 23e année de suite que Lyon venait à Monaco pour le tirage au sort de la Ligue des Champions. Belle régularité, cela va sans dire, mais Mr Aulas, être une équipe régulière ne remplit pas un palmarès, inutile de s’en vanter à ce point, saison après saison. Lyon, donc, est tombé, par chance, sur la tête de série la plus faible du chapeau 1, le Zenith St-Pétersbourg. Mais, par malchance, sur la tête de série la plus forte du chapeau 4, le RB Leipzig. Et la dernière formation, provenant du chapeau 2, n’est pas n’importe qui : Benfica.

Ce groupe très homogène est présenté par la presse française comme un très bon tirage. Si Lyon, effectivement, a évité tous les gros, il tombe dans une poule sensiblement similaire à celle de l’an dernier, dont elle était sortie avec une seule victoire en six rencontres… contre la meilleure équipe, Manchester City. Lyon avait été incapable de battre Hoffenheim et le Shaktior – 4 matchs nuls -, soit des formations très sensiblement similaires à Benfica, au Zenit et au RB Leipzig. Avec un effectif un peu renouvelé, l’OL peut absolument croire en ses chances de passer au tour suivant, mais la suffisance caractéristique de cette équipe peut lui jouer sans aucun doute des tours, face à des formations pas impressionnantes à première vue, mais qui ont de très bons joueurs : Sardar Azmoun et Malcom pour le Zenit ; Haris Seferovic et Pizzi pour Benfica ; Timo Werner et Emil Forsberg pour Leipzig.

 

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Passe D mise donc sur un deux sur trois pour les huitièmes : si le PSG s’en sort le mieux, et le LOSC indéniablement le moins bien, l’OL de Sylvinho, s’il est sérieux, doit dominer un groupe à sa portée.
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