Serait-ce une erreur de vendre Dybala ?

Le marché des transferts devient chaque année de plus en plus étonnant. Le mercato d’été 2019 ne déroge pas à la règle, entre transferts farfelues, indemnités hallucinantes et rumeurs foireuses. Naturellement, Passe D se pose beaucoup de questions durant cette période et a décidé de vous faire partager tout ça. Le sujet qui nous intéresse, en ce Jeudi 8 août, est le suivant : serait-ce une erreur de vendre Dybala ?



70 M pour Dybala, une opportunité à saisir



C’est dans l’air depuis le début de l’été, la Juventus aurait souhaité se séparer de Paulo Dybala, 25 ans. Le club italien a d’abord cherché à l’échanger avec… l’attaquant belge de Manchester United, Romelu Lukaku, puis depuis hier il était question d’un transfert à Tottenham. Depuis quelques minutes, le très sérieux Guardian annonce que le deal aurait capoté pour les mêmes raisons qui ont poussé Man Utd à ne pas aller de l’avant pour s’emparer du joueur.

 

 

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BREAKING NEWS | The deal is off… Juventus have decided not to sell Paulo Dybala❌⚽️ #Dybala #Juventus

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Revenons d’abord sur l’échange farfelu entre Lukaku et Dybala. Le site spécialisé Transfermarkt les valorise de manière similaire : 85M pour l’Argentin, 10 de moins pour le Belge. Dans l’objectif de ne pas filer à Manchester United, Paulo Dybala aurait simplement demandé un salaire astronomique, de l’ordre de 20 millions d’euros par an, soit plus que Paul Pogba. Les Red Devils auraient finalement jeté l’éponge.

 

Dans un deuxième temps, ce sont les Spurs de Tottenham, finaliste de la Ligue des Champions et troisième de Premier League l’an dernier, qui tenaient depuis hier la corde pour un transfert. Le club coaché par l’Argentin Mauricio Pochettino, autrement plus attractif que Manchester United, aurait fait une offre de 70 millions d’euros pour Paulo Dybala, qui jusqu’à ce matin aurait été validée par la Juve, selon les informations de Sky Sport. En ce mercato 2019, Harry Maguire (93M), Nicolas Pépé (80M) ou encore Lucas Hernandez (80M) ont donc coûté plus cher que l’éventuel transfert de l’Argentin. Etonnant en soit, l’information la plus surprenante reste la suivante : oui, la Juventus accepterait de vendre Paulo Dybala, surnommé avec raison la Joya (« Le Joyau » en espagnol). Le club italien commet-il ici une importante erreur ?

 

 

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Certes, la saison dernière a été compliquée pour le numéro 10 de la Juve. Le joueur argentin a souffert de l’arrivée de Cristiano Ronaldo, qui lui a ravit, à son profit, le statut de star absolue de l’équipe. Le coach Massimiliano Allegri a fait très logiquement l’équipe en fonction du Portugais, reléguant Paulo Dybala assez régulièrement sur le banc, faute de pouvoir l’associer efficacement à l’ancien goleador du Real Madrid, qui fait très peu de travail défensif. Avec Paulo Dybala en plus dans l’équipe, ça aurait fait deux joueurs peu concernés par cet aspect du jeu : autant lui préférer les moins stars et plus bosseurs Mario Mandzukic, Juan Cuadrado ou encore Federico Bernardeschi, devant un milieu travailleur qui comprend Blaise Matuidi. Les statistiques individuelles de l’Argentin s’en sont donc nettement ressenties : seulement 5 buts et 5 passes décisives en 30 rencontres de Serie A et 5 buts en 9 matchs de Ligue des Champions. Un bilan total assez faible pour le joueur, qui émergeait tout de même à 22 buts en championnat italien la saison passée (26 toutes compét’ confondues). Car, oui, les dirigeants l’ont peut-être oublié en ne regardant que sa précédente saison, mais avant la venue de Cristiano Ronaldo à Turin, Paulo Dybala était la star offensive de l’équipe, et la formation italienne jouait en fonction de ses caractéristiques. Neuf et demi ou numéro 10, l’Argentin est un métronome génial, capable de coups de canon ou de coups de pattes brillants pour ses coéquipiers – comme ses 19 buts minimum par saison avec la Vieille Dame le laissent supposer.

 

 

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Franchement, Passe D comprend mal qu’un coach comme Massimiliano Allegri n’ait pas pu associer deux brillants joueurs comme Cristiano Ronaldo et Paulo Dybala quand le PSG, avec Neymar et Kylian Mbappé, ou le Barça, avec Neymar, Luis Suarez et Lionel Messi, aient pu le faire, et que les dirigeants du club italien, forts du constat d’une seule saison peu réussie, aient décidé de se débarrasser de lui – à 70 millions d’euros, dans le marché actuel où des demi-bons sont vendus 50, c’est « se débarasser », oui. Le nouveau coach de l’équipe, Maurizio Sarri, étonnamment, ne semble pas avoir fait des pieds et des mains pour imposer Paulo Dybala dans son onze : l’ex-coach de Chelsea devrait disposer son équipe en 4-3-3, où l’Argentin n’est à l’aise nulle part : il n’a pas assez de coffre pour être milieu relayeur, pas assez de vitesse pour être ailier, et il manque de dimension physique pour évoluer en pur numéro 9.

Le coach de Tottenham, Mauricio Pochettino, semblait, lui, vouloir saisir l’opportunité de mettre la main sur un joueur technique et efficace, parfois génial, qui a marqué la bagatelle de 78 buts en 182 matchs avec la Juve sans être avant-centre. Pour un prix dérisoire sur le marché actuel, recruter Dybala est une opportunité absolument immanquable… et le vendre, une perte mésestimée par ceux qui la provoquent, mais qu’on pense, à Passe D, considérable. Le marché des transfert n’est pas encore terminé et on parie même que la Juve, si elle fait l’erreur de le céder, ne mettra pas très longtemps à s’en rendre compte…

 

 

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