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Rodrigo Bentancur, l’Argentin déguisé en Uruguayen

En huitième de finale de ce Mondial, l’Uruguay va se frotter au Portugal de Cristiano Ronaldo. Alors qu’a priori deux murs défensifs devraient s’opposer, l’étincelle, côté Celeste, pourrait venir du technicien Rodrigo Bentancur, 21 ans depuis quelques jours, et dont le profil jure un peu avec celui des bagarreurs présents autour de lui (le Cannibale Luis Suarez est compté dans le lot).

 

Swag : 60/100

Vice : 30/100

Note artistique : 70/100

Note “FIFA 18 World Cup” : 76/100

 

Racé, le milieu de la Juventus serait par exemple moins apparu comme une anomalie dans la sélection argentine, elle qui est habituée aux artistes doués balle au pied, Lionel Messi, Diego Maradona, Javier Pastore (avec lequel la ressemblance physique est frappante) ou encore Juan Roman Riquelme, pour ne citer qu’eux. La comparaison entre Bentancur et ce dernier, légendaire numéro 10 de Boca Juniors, était d’ailleurs récurrente chez les supporters des Xeneizes. Jusqu’à ce que le jeune joueur lui-même se déclare plus proche de Fernando Gago, l’ex-milieu du Real Madrid. C’est peut-être en partie pour cette raison que la Maison Blanche a pisté l’Uruguayen en 2016. Mais dans une interview donnée à Marca, « El Fino » (« Le Fin », 1,87 m pour 73 kilos), 19 ans à l’époque, avoue être un très grand fan de… Xavi, Andrés Iniesta et Sergio Busquets. Non pas un, non pas deux, mais trois joueurs du Barça. La bouletta…

Environ six mois plus tard, en avril 2017, la Juventus le fait débarquer sur le Vieux Continent pour moins de 10 millions d’euros. Pas cher payé pour l’un des cinq footballeurs de l’histoire de Boca à avoir évolué sous le maillot Bleu et Or à seulement 17 ans (le symbole aurait été sympa, mais Riquelme ne fait pas partie de cette caste). Considéré comme un futur très grand en Argentine, où il a fait toute sa formation depuis ses 12 ans, il s’acclimate doucement à l’Italie. Le coach juventino, Massimiliano Allegri, ne le fait participer qu’à 27 rencontres pour sa première saison. Malgré 20 matchs de Serie A, Bentancur est la plupart du temps absent des gros chocs… à l’inverse de la Ligue des Champions, où il est notamment aligné contre le Barça, en poule, et le Real Madrid, en quart aller. Des titularisations sanctionnées par deux défaites 3-0.

 

Le chemin est donc encore long pour tutoyer les sommets qu’on lui promet et confirmer un potentiel qu’une ancienne star argentine a décelé chez lui : « Je n’ai pas vu beaucoup de joueurs avec son toucher de balle dans ma vie. Quand il prend le ballon, il vous donne le sentiment qu’il peut se passer quelque chose à tout moment. » L’éloge émane de Riquelme, évidemment. Un gage suffisant pour que Rodrigo Bentancur atteigne un jour le niveau de son aîné et le fasse fructifier dans un très grand club européen (contrairement à l’ex-Barcelonais) ? Dès lors, la comparaison entre l’artiste en devenir et l’idole de La Bombonera sera plus que légitime.

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« La moitié des clubs anglais n’a plus besoin des spectateurs pour engendrer des profits. » Vous qui allez au stade régulièrement, il va falloir vous y faire : vous n’êtes plus essentiels au fonctionnement des clubs de foot. Si ce n’est pour avoir des tribunes pleines qui rendent bien dans la petite lucarne. Le fan serait-il donc devenu inutile ?

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